Le nombre de personnes déplacées de force dans le monde continue d’augmenter, suivant une tendance à la hausse depuis plus d’une décennie. Selon le rapport annuel du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) rendu public le 13 juin, le monde compte, début 2024, plus de 120 millions de personnes déracinées, qui ont fui la persécution, la violence ou des conflits. Il s’agit là de « niveaux historiques » qui reflètent « la naissance de nouveaux conflits, la mutation de certaines situations existantes, ainsi que l’incapacité à résoudre des crises persistantes », alerte le HCR. Une majorité de ces personnes demeurent dans leur pays, mais le HCR dénombre 43,4 millions de réfugiés.
« Affirmer qu’il s’agit d’une invasion, de personnes mal intentionnées qui viennent voler vos emplois, menacer vos valeurs, votre sécurité, et qu’elles doivent donc partir, que nous devons construire des barrières ne résout pas le problème », a dénoncé le chef du HCR, Filippo Grandi, dans un entretien à l’AFP.
Alors que les élections européennes marquent la montée des formations politiques d’extrême droite, hostiles à l’immigration, M. Grandi estime que ces mesures ne font qu’aggraver la situation car elle favorise l’immigration irrégulière, plus « difficile à gérer ».
Photo : Des enfants devant une tente-école du camp de déplacés de Torodi, à Dori, dans le nord-est du Burkina Faso, le 29 mai 2024. FANNY NOARO-KABRÉ / AFP
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
samedi 15 juin 2024
Le nombre de déplacements forcés dans le monde atteint des "niveaux historiques"
jeudi 25 janvier 2024
Les demandes d'asile atteignent un niveau record en France
La demande d’asile a continué d’augmenter en 2023 pour atteindre 142 500 demandes – dont 124 000 premières demandes –, soit une hausse de 8,6 % sur un an, d’après l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).
Ces données situent la demande à un niveau record en 2023 et confirment une tendance à la hausse de long terme. « A l’échelle mondiale, les déplacements forcés ont atteint des niveaux historiquement élevés, souligne le directeur général de l’Ofpra, Julien Boucher. Il ne faut pas s’étonner que l’Europe ait un écho de cette situation. »
Selon l’ONU, plus de 110 millions de personnes étaient déplacées de force dans le monde, à la mi-2023, notamment du fait de la guerre en Ukraine et des conflits au Soudan, en République démocratique du Congo et en Birmanie, des situations de sécheresse, d’inondations et d’insécurité en Somalie, ou encore de la crise humanitaire prolongée en Afghanistan. Les pays en développement accueillent 75 % de ces réfugiés.
Photo : @camillemillerand / Divergence #pourlemonde
vendredi 10 février 2023
Calais, une frontière bunker depuis 20 ans
Il pleut dru à Calais.
Ils vivotent aujourd’hui dans plusieurs campements informels, éparpillés dans les bois bordant des parkings réservés aux poids lourds, ou derrière les hangars d’une zone commerciale.
« Ils ont creusé la terre comme des lapins », remarque, désabusée, Juliette Delaplace, chargée de mission pour le Secours catholique, qui organise un accueil de jour dans un local où, chaque après-midi, entre 300 et 400 personnes se pressent pour trouver de la chaleur, charger la batterie d’un téléphone, se renseigner sur des démarches administratives, ou récupérer un vêtement.
La signature du traité du Touquet, le 4 février 2003 a eu pour effet de déplacer la frontière britannique en France, avec une gestion partagée du contrôle des flux migratoires.
Photos : A Calais (Pas-de-Calais), le 8 juillet 2021.
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...