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vendredi 12 juillet 2024

A quoi ressemblera la population mondiale d’ici à la fin du siècle ?

 

Plus vieille, moins fertile et moins nombreuse que prévu, selon les dernières estimations du département des affaires économiques et sociales des Nations unies (ONU), publiées jeudi 11 juillet. Les démographes ont revu leurs projections légèrement à la baisse. Ils estiment désormais que l’humanité va continuer à grossir pendant cinquante ans, atteignant un pic à 10,3 milliards d’individus au milieu des années 2080, pour ensuite décliner jusqu’à 10,2 milliards en 2100. Près de 200 millions en deçà des projections de 2022 ; et 700 millions d’individus en moins par rapport aux estimations faites il y a dix ans.
Bonne nouvelle pour la planète selon certains, signe inquiétant d’un déclin pour d’autres, cette réévaluation est à mettre en grande partie sur le compte de la baisse de la fécondité dans certains des plus grands pays du monde, Chine en tête.

Article : Delphine Roucaute

Infographie : Le Monde
Source : Undesa

jeudi 2 février 2023

Nancy Krawczyk

 


Cela peut sembler difficile à croire, mais voilà : on a rencontré une fée bricoleuse. 

Une vraie. Celle des contes pour enfants. Elle porte un long tablier qui s’enfile par la tête. En tissu épais, cousu main avec une fermeture éclair vert fluo, qui fait du bruit quand elle s’ouvre. Elle se prénomme Nancy Krawczyk, son nom vient de Pologne, son prénom est un souvenir de voyage, une traversée de l’Atlantique en bateau. Elle a toujours vécu dans Paris et ses alentours, entame son 56e hiver et a une envie proche de zéro d’étaler sa vie – il a fallu l’approcher sur la pointe des pieds et slalomer entre ses interdits.

On s’est plié à tout, jusqu’à corrompre le photographe pour un portrait en action. «J’aime la discrétion.» Son histoire devait absolument être en der de Libé : Nancy Krawczyk est un soleil qui donne de la lumière sans la chercher et qui, du coup, réchauffe. Elle rend leur dignité aux sans-abri les plus cassés. Ceux qui sont à terre, à même le trottoir ou dans les recoins des gares. La rue est traître. Le froid, l’alcool attaquent vite la fierté et le corps, jusqu’à ne plus arriver à se laver seul.

Alors, tous les matins de la semaine, Nancy Krawczyk est là avec ses serviettes de bain dépareillées, pliées en trois. Ses brosses à dents et ses rasoirs jetables. Elle les accueille avec son sourire discret, dans les locaux de l’association Aux captifs la libération, à deux pas de la gare du Nord à Paris. Un refuge pour les sans-toit : les portes sont ouvertes quand il fait jour pour prendre un café, souffler un peu. La salle est souvent remplie, bruyante. 

Au fond, l’espace sanitaire est en longueur, un peu coupé du reste avec le ronron des trois lave-linge tournant sans arrêt.

Le portrait complet, par Marie Piquemal, est en dernière page de Libération ce mercredi et dans l'application Libération (lien en story)

📸 @stephanelagoutte / @agence_myop

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