Après plus de neuf mois coincés dans la Station spatiale internationale, les deux astronautes américains sont rentrés mardi sur Terre, marquant le point final d'un feuilleton spatial et politique.
L'Américaine Suni Williams et son compatriote Butch Wilmore ont amerri en douceur vers 22H00 GMT au large de la Floride, à bord d'un appareil de l'entreprise SpaceX du multimilliardaire Elon Musk.
Après un voyage de 17H00 entre la Station spatiale internationale et les eaux du Golfe du Mexique - renommé Golfe d'Amérique par le gouvernement Trump - la capsule Crew Dragon a ralenti sa descente avec quatre puissants parachutes avant de se poser sur l'eau.
L'appareil va être récupéré par un navire. Les quatre passagers - Suni Williams et Butch Wilmore étant accompagnés d'un autre astronaute américain et d'un cosmonaute russe - en sortiront ensuite.
Après un premier examen médical, ils seront ensuite transportés en avion à Houston, au Texas, où ils suivront pendant 45 jours un programme de réadaptation à la gravité terrestre.
Initialement partis en juin pour une mission de huit jours, Butch Wilmore et Suni Williams ont vu leur séjour dans l'ISS s'éterniser en raison de défaillances détectées sur le vaisseau Starliner de Boeing qui les avait acheminés.
Ces problèmes techniques ont poussé la Nasa à décider de renvoyer le vaisseau à vide et à confier le retour des deux astronautes à l'entreprise SpaceX d'Elon Musk, un camouflet pour le constructeur Boeing #AFP
📸 Keegan BARBER / NASA
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
mercredi 19 mars 2025
La capsule Crew Dragon de retour avec ses astronautes
jeudi 13 mars 2025
La lune va rougir lors d'une éclipse totale dans la nuit de jeudi à vendredi
Une éclipse lunaire - la première de l’année - est attendue dans la nuit de jeudi à vendredi 14 mars. Elle sera visible dans sa phase de totalité depuis le continent américain, une grande partie des océans Pacifique et Atlantique ainsi qu’à l’extrême Ouest de l’Europe et de l’Afrique. Ce phénomène se produit environ deux fois par an, quand le Soleil, la Terre et la Lune sont parfaitement alignés, et que la Lune est dans sa phase pleine. La Terre s’interpose entre son étoile et son satellite, bloquant le rayonnement solaire qui vient éclairer l’astre pâle, qui perd peu à peu son éclat blanc.
La lune pourrait prendre des teintes rouges, car, bien qu’elle soit dans l’ombre de la Terre, la lumière indirecte du Soleil parvient tout de même à l’atteindre et à l’illuminer, explique l’astrophysicien américain Fred Espenak. Cependant, cette lumière doit d’abord traverser l’atmosphère terrestre, qui filtre la majeure partie de la lumière bleue. La lumière restante est ainsi d’un rouge profond ou orangé. Et comme l’atmosphère terrestre courbe ou réfracte une partie de cette lumière, une petite fraction peut atteindre et illuminer la Lune. Mais cette phase de «lune de sang» ne sera pas visible depuis la France. L’éclipse durera environ six heures et sa phase de totalité - quand l’astre est complètement dans l’ombre de la Terre - un peu plus d’une heure.
En France métropolitaine, l’éclipse sera totale entre 7 h 26 et 8 h 31, avec un maximum à 7 h 58, selon l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE). Seuls les habitants de l’ouest de la Bretagne pourront donc profiter de la phase de totalité en toute fin de nuit si le ciel est dégagé. Ailleurs, la Lune sera déjà couchée.
Les éclipses de Lune ont permis de montrer que la Terre était ronde «dès l’Antiquité», souligne Florent Deleflie, de l’Observatoire de Paris-PSL. «A la surface du disque lunaire, la limite entre l’ombre et la partie éclairée par le Soleil est légèrement incurvée : c’est la projection de la rotondité de la Terre.»
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📷 Ringo H.W. Chiu / @apnews
mercredi 18 décembre 2024
Les deux astronautes bloqués dans l'ISS depuis six mois devront y rester jusqu'à la fin du mois de mars
Les deux astronautes américains bloqués dans l’ISS depuis six mois devront y rester au moins jusqu’à la fin du mois de mars
Initialement partis dans l’espace pour une mission de huit jours, Suni Williams et Butch Wilmore sont coincés depuis six mois dans la Station spatiale internationale, en raison de défaillances sur le vaisseau Starliner de Boeing, qui les avait acheminés en juin
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Photo : CHRIS O’MEARA / AP
lundi 3 avril 2023
Axiom Space habille les astronautes
Mission Artemis : la Nasa prépare ses futurs alunissages et l’exploration humaine de Mars
Un an et demi avant le décollage de la mission Artemis 2 (prévu pour l’instant à novembre 2024), la Nasa va annoncer ce lundi le nom des quatre astronautes qui auront le privilège de faire le tour de la Lune.
Il reste encore de nombreuses étapes à franchir avant qu’ils puissent embarquer dans la fusée géante SLS, mais le programme Artemis avance bien et le futur de l’exploration lunaire se dessine jour après jour.
Pas besoin de réinventer la roue pour la mission Artemis 2, au cours de laquelle les astronautes resteront bien au chaud dans leur vaisseau Orion le temps de faire le tour de la Lune. L’équipage pourra s’habiller comme pour un voyage dans la station spatiale (ISS). Mais pour poser le pied sur la surface lunaire, marcher des dizaines de mètres dans la poussière de roche tout en gardant une bonne oxygénation, une température constante et une protection contre les radiations solaires – une aventure prévue pour la mission Artemis 3 et inédite depuis 1972 –, il est indispensable de développer une nouvelle combinaison spatiale.
La Nasa a choisi de confier cette tâche (et un chèque de 228 millions de dollars) à Axiom Space, une entreprise privée qui organise également des missions sur l’ISS pour astronautes amateurs fortunés.
Retrouvez l'article en entier sur Liberation.fr
✍️ Camille Gévaudan
📸 Axiom Space - Images Nasa - Nasa/GSFC/Arizona State University -Getty Images -AFP
samedi 11 février 2023
Quelle première femme sur la lune ?
Dès 2025.
Dans deux ans.
C’est la date prévue pour la mission Artemis III, qui prévoit de renvoyer des humains sur la Lune. Mais cette fois, il n’y aura pas que des hommes : qui, alors, sera la première à fouler le sol lunaire ? Qui verra son nom gravé dans le marbre aux côtés de ceux de Youri Gagarine ou Valentina Terechkova, premier homme et première femme à être allés dans l’espace, et bien sûr de Neil Armstrong, premier marcheur lunaire ?
A plusieurs années de l’échéance et alors que la sélection sera le fruit (pas forcément très transparent) d’un grand nombre de facteurs humains, techniques ou symboliques, l’exercice peut sembler futile.
Pourtant, il y a gros à parier que l’heureuse élue figure dans les lignes qui suivent. A noter que parmi les 20 candidates, 9 partent tout de même avec un peu d’avance, puisqu’elles ont été nommées en décembre 2020 parmi les 18 astronautes (9 hommes, 9 femmes) qui s’entraînent spécifiquement pour le programme Artemis.
Si le vivier dans lequel les agences spatiales recrutent les astronautes s’est considérablement élargi, les critères de sélection, eux, n’ont pas tellement varié depuis les débuts de la conquête spatiale. Il s’agit d’avoir une santé robuste et une excellente forme physique, d’être habitué à travailler dans des conditions difficiles, inconfortables et stressantes, et de disposer d’une solide expertise en matière technique ou scientifique.
En conséquence, un profil type émerge fréquemment : celui d’une personne ayant une expérience de pilote de chasse ou d’essai (parfois les deux) et ayant suivi un cursus technique ou scientifique. Evidemment, un mélange de toutes ces qualités est un plus.
De toute façon, rares sont les astronautes à ne posséder qu’une seule de ces lignes sur leur CV…
👉 Les astronautes préssenties sont à retrouver dans l'article complet de Gregory Schwartz, à lire dans l'appli Libé
📷 1 - Stephanie Wilson. @nasa
dimanche 15 janvier 2023
La comète venue de l’infini
C/2022 E3, la comète venue de l’infini, de retour après 50 000 ans : «la comète verte» frôle le soleil ce jeudi avant de passer près de la Terre autour du 1er février, où les plus chanceux pourront l’observer à la faveur d’une nuit claire.
Un visiteur de l’espace lointain frôle le soleil ce jeudi, à une distance d’environ 160 millions de kilomètres, et passera près de la Terre autour du 1er février, avant de repartir vers les confins du système solaire.
Ce petit corps céleste, qu’on surnomme «la comète verte» s’appelle C/2022 E3 : il s’agit d’une comète d’environ un kilomètre de diamètre, découverte en mars 2022 par le programme de relevé astronomique du ciel Zwicky Transient Facility (ZTF) de l’Observatoire Palomar, en Californie. Difficilement visible à l’œil nu, elle a été détectée dans la nuit du mercredi au jeudi, au-dessus du Pic du Midi, par François Colas, directeur de recherche à l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), un laboratoire installé à l’Observatoire de Paris.
Cette comète, observée une seule fois par nos ancêtres il y a 50 000 ans, «vient pratiquement de l’infini, explique-t-il. C’est un simple passage : on la verra pendant quelques mois, et plus jamais». Pour le scientifique, l’intérêt d’étudier l’astre réside dans son origine, aux frontières du temps et de l’espace : «Il date de la formation du système solaire, il y a 4,5 milliards d’années.» Un objet primitif, «témoin de la composition originale du système solaire», ajoute Aurélie Moussi, cheffe de projet au Centre national d’études spatiales (CNES) et spécialisée depuis dix ans dans les missions vers les comètes et les astéroïdes.
Après la formation du soleil et des planètes, les résidus, comme les astéroïdes et les comètes, ont été progressivement éjectés, «en raison des forces gravitationnelles des planètes géantes, qui ont un peu fait le ménage dans le système solaire», ajoute la chercheuse.
📸 Dan Bartlett / NASA / AFP
jeudi 24 novembre 2022
La succession de Thomas Pesquet
Y aura-t-il bientôt des écoles Sophie-Adenot dans les villes de France pour mettre des étoiles dans les yeux des élèves, comme il y a des écoles (et même des rues) Thomas Pesquet ?
🚀 L’@europeanspaceagency (ESA) a présenté ce mercredi sa nouvelle promotion d’astronautes, après plus d’un an et demi d’un rude processus de sélection.
Tout le gratin du secteur spatial était réuni au Grand palais éphémère à Paris, à l’issue du Conseil ministériel de l’ESA.
🧑🚀👩🚀 Et sous un tonnerre d’applaudissements, un grand rideau s’est levé sur dix-sept visages rayonnants, tout fiers dans leur veste noire siglée «ESA», juste futuriste comme il faut.
Parmi les petits nouveaux, on compte deux Français : Sophie Adenot et Arnaud Prost.
📷 @joelsaget
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...