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mardi 28 novembre 2023

Trois jeunes franco-Israélien libérés par le Hamas

 

Trois jeunes Franco-Israéliens font partie du groupe de onze otages relâchés lundi 27 novembre par le Hamas dans le cadre de l’accord entre le mouvement islamiste palestinien et Israël. Le président français, Emmanuel Macron, s’est dit « extrêmement heureux » après l’annonce de la libération d’Erez et Sahar Kalderon, 12 et 16 ans, et d’Eitan Yahalomi, 12 ans. Tous trois avaient été pris en otage le 7 octobre lors de l’attaque du Hamas dans le sud d’Israël.
La ministre des affaires étrangères, Catherine Colonna, a confié de son côté son « immense soulagement », tout en rappelant que « la priorité numéro un de la France » était « de faire libérer tous [leurs] compatriotes » encore aux mains du mouvement palestinien, mentionnant « cinq Français disparus ».
Les libérations d’otages pourraient se poursuivre puisque le Qatar a annoncé une prolongation de deux jours de la trêve censée prendre fin mardi soir. Une pause confirmée par le Hamas, mais pas par Israël.
Les avocats de la famille Kalderon ont fait part à l’Agence France-Presse (AFP) de leur « immense joie », après avoir appris que les trois adolescents étaient « désormais libres et en territoire israélien », même si celle-ci « [était] incomplète » car Ofer (53 ans), le père d’Erez et Sahar, « à cette heure rest[ait] aux mains du Hamas et que par ailleurs il rest[ait] des otages », a déclaré Me Patrick Klugman. Erez et Sahar sont français par leur mère, Hadas Kalderon, qui a elle-même perdu sa mère, Carmela Dan (80 ans), et sa nièce Noya (13 ans) dans l’attaque.

Photo : Cette image fournie par l’armée israélienne montre le jeune Franco-Israélien Eitan Yahalomi, 12 ans, alors qu’il vient de retrouver sa mère, au poste-frontière de Kerem Shalom (Israël), le 28 novembre 2023. 

ISRAEL DEFENSE FORCES / via REUTERS


lundi 30 octobre 2023

A Gaza la guerre urbaine a commencé

 

Jour après jour, le visage d’une guerre terrible apparaît. 

Lundi 30 octobre, voilà quarante-huit heures que l’armée israélienne a lancé – après des préparatifs et une attente de plusieurs semaines – une opération militaire dans Gaza dans l’intention d’accomplir la « destruction » du Hamas, comme l’avait rappelé, vendredi, le ministre de la défense, Yoav Gallant, juste avant qu’elle ne soit lancée. Les forces israéliennes n’ont cependant pas envoyé des divisions entières à l’assaut de l’enclave où les attendent les combattants du Hamas (environ 30 000 hommes, renforcés par des volontaires), ceux du Jihad islamique (quelques milliers) et de petits groupes plus marginaux, embusqués dans un dispositif défensif incluant un réseau souterrain géant.
Les forces israéliennes entrées dans Gaza, dont le nombre reste inconnu, progressent en plusieurs points de l’enclave, notamment dans la partie la plus au nord, entre la mer et Beit Hanoun. Dimanche, l’armée a été engagée dans plusieurs combats au sol. En même temps, des frappes aériennes, les plus massives depuis le début de ce conflit, se sont abattues sur l’enclave. Selon l’état-major israélien, plus de 450 de ces bombardements ont été lancés dans les vingt-quatre heures précédentes. Les premières avaient commencé au lendemain de l’attaque terroriste du Hamas sur Israël, le 7 octobre. Dans Gaza, cela s’est traduit par un chaos grandissant et des destructions d’ampleur.
Le bilan des personnes tuées depuis le début des bombardements, selon le ministère de la santé dans le territoire palestinien administré par le Hamas, dépasse désormais les 8 000 morts. Samedi, la défense civile à Gaza estimait que « des centaines d’immeubles et de maisons ont été entièrement détruits ». Le pire est sans doute à venir. L’armée israélienne considère que le mouvement islamiste a construit son infrastructure militaire souterraine en privilégiant les zones où se trouvent, en surface, des hôpitaux, des mosquées et des écoles.
Photo : @laurentvanderstockt #pourlemonde

L'armée américaine veut constituer une "bulle" autour d'Israël

 

Trois semaines après le début de la guerre entre Israël et le Hamas, le déploiement naval américain amorcé en Méditerranée est en phase d’atteindre des niveaux rarement égalés. Cet ensemble de plus d’une quinzaine de bâtiments de surface, soit plus de 15 000 soldats, sans compter les sous-marins d’escorte, marque un renforcement de la posture américaine qui dépasse la simple réassurance et correspond à de réelles inquiétudes sur les risques d’escalade régionale, notamment avec l’Iran.
Un cap sera franchi quand le deuxième porte-avions annoncé par le Pentagone, le 14 octobre, aura passé le détroit de Gibraltar. Actuellement, l’USS Dwight D. Eisenhower, parti de Norfolk, en Virginie, sur la Côte est des Etats-Unis, est encore au milieu de l’Atlantique. Celui-ci devait initialement prendre la relève de l’USS Gerald R. Ford, un premier porte-avions qui était déjà en Méditerranée, et qui a été dérouté vers Chypre, le 9 octobre, au lendemain des attaques du Hamas. Mais l’USS Gerald R. Ford étant le plus grand et le plus récent des onze porte-avions de l’US Navy, le Pentagone a fait le choix de le maintenir en mer.
D’après les experts militaires, les deux porte-avions ne devraient toutefois pas rester ensemble en Méditerranée. Le secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin, l’a évoqué, à demi-mot, le 14 octobre. « L’USS Gerald R. Ford va rester sous tutelle du commandement des forces américaines en Europe, alors que l’USS Eisenhower a été directement placé sous le commandement central des Etats-Unis, le pôle responsable des opérations militaires au Proche-Orient. Il pourrait donc faire route vers la mer Rouge et le golfe Persique », relève Xavier Vavasseur, rédacteur en chef de la revue Naval News.

Photo : Des avions F/A-18 Super Hornets se préparent aux opérations aériennes sur l’« USS Gerald R. Ford » (CVN) 78, en Méditerranée orientale, le 13 octobre 2023. 

MAXWELL ORLOSKY / US NAVY / AFP

jeudi 26 octobre 2023

Erdogan qualifie le Hamas de "groupe de libérateurs"

 

L’équilibrisme en diplomatie est un art bien difficile qui, pour être efficace, se transforme souvent en reniement de la parole donnée. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, en sait quelque chose. Dans les jours qui ont suivi l’attaque brutale du Hamas contre Israël, le 7 octobre, le chef de l’Etat et sa formation au pouvoir, le Parti de la justice et du développement (AKP), ont cherché à mesurer soigneusement leur soutien à la cause palestinienne tout en évitant d’abîmer leurs relations avec les autorités israéliennes, avec lesquelles la Turquie s’est engagée dans un processus de normalisation depuis à peine quelques mois. A la fin septembre, à New York, l’homme fort d’Ankara avait pour la première fois rencontré le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, après plus de dix ans de tensions.
Au lendemain de l’offensive, Recep Tayyip Erdogan, qui entretient des contacts étroits avec les dirigeants politiques du Hamas, a d’abord et étonnamment retenu ses coups, adoptant le ton de la désescalade. Il a répété ce qu’il avait dit à plusieurs reprises : « La priorité pour la paix et la stabilité de toute la région est la création d’un Etat palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale à l’intérieur des frontières de 1967, sur la base des critères de l’ONU. » Et formulé une critique ciblée contre les Etats-Unis et leur décision d’envoyer deux porte-avions dans les eaux du Moyen-Orient. « Que venez-vous faire ici ? », a-t-il tancé.

Photo : Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, tient une pancarte montrant l’évolution des terres d’Israël et de Palestine, à la Grande Assemblée nationale turque, à Ankara, le 11 octobre 2023. 

ADEM ALTAN / AFP

lundi 15 mai 2023

En Israël le retour des fantômes de la Nakba

 

L’homme à la grosse moustache blanche secoue la tête : « Je n’en ai parlé à personne. » Pas même à sa femme ?, lui demande le réalisateur derrière la caméra. Pour « lui dire quoi, que j’étais un assassin ? », répond Amitzur Cohen, qui part dans un rire nerveux. Ce nonagénaire israélien, ancien combattant de la guerre israélo-arabe de 1948-1949, témoigne dans Tantura, un documentaire de l’Israélien Alon Schwarz sorti en 2022. Il raconte le massacre perpétré dans le village palestinien éponyme, le 23 mai 1948, par la brigade Alexandroni, unité d’élite de la toute nouvelle armée israélienne.

Depuis deux ans, les révélations se multiplient à propos des exactions et expulsions perpétrées par les troupes juives en 1948, lors de la création d’Israël. Un événement qualifié de Nakba, « catastrophe », par les Palestiniens qui commémorent ses 75 ans le 15 mai.

Le film de M. Schwarz s’appuie sur les témoignages de vétérans presque centenaires, de Palestiniens, ainsi que sur des enregistrements audio d’ex-soldats de la brigade, conduits à la fin des années 1990 par un étudiant de l’université de Haïfa, Theodore Katz. « La question n’est pas : est-ce que 60, 100 ou 200 personnes ont été tuées à Tantura. Ce qui est important, c’est qu’il y a eu un massacre et qu’il a été effacé », souligne le réalisateur.

Photo : Les clés et la photo de mariage d’Ebthaj Dawl, réfugiée palestinienne de la Nakba, chez elle à Gaza, le 7 mai 2023. MAJDI FATHI / NURPHOTO VIA AFP

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...