Cinq ans après Le Consentement, @vanessa.springora publie “Patronyme”, une enquête familiale centrée sur son grand-père, irriguée par une réflexion profonde sur le nom.
Celui qu’elle porte, l’autrice savait en avoir hérité d’un aïeul aimé, côtoyé dans l’enfance et jusqu’à sa mort, en 1983, alors qu’elle avait 11 ans.
Joseph Springora était un « réfugié tchécoslovaque qu’on m’a toujours présenté comme un héros », déserteur de la Wehrmacht, arrivé en France au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour fuir le stalinisme.
Mais il y a cinq ans, à la mort de son père, la découverte d’une poignée de photos anciennes, cachées dans l’appartement de ce dernier, a pulvérisé la légende familiale : sur deux de ces images, datant de la fin des années 1930, le grand-père tant chéri arbore des insignes nazis.
Tressant, dans un geste littéraire remarquable, le présent et le passé, l’enquête et la méditation, le récit et l’archive, Vanessa Springora a nourri et construit “Patronyme” livre hybride captivant, placé sous l’égide de Georges Perec, dans lequel elle s’emploie à reconstituer l’itinéraire de son aïeul tout en poursuivant sa propre quête d’identité.
Rencontre.
🖊 Nathalie Crom
📷 @___laurastevens___ pour Télérama
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
jeudi 2 janvier 2025
Vanessa Springora
mercredi 11 octobre 2023
"Le consentement" copie difforme
Truffée d’outrances et d’archétypes pénibles, délestée de la finesse du texte original, l’adaptation, réalisée par Vanessa Filho, de l’ouvrage de Vanessa Springora inspire le malaise. Malgré l’abnégation de Jean-Paul Rouve en Gabriel Matzneff.
Pour camper le rôle de la bête immonde, on imagine que les acteurs ne se bousculaient pas au portillon. Il faut bien saluer l’abnégation de Jean-Paul Rouve, la boule à zéro et d’une perturbante douceur reptilienne, face à la débutante Kim Higelin. C’est là que la chose frappe. Croyant épouser le point de vue de la proie, le film surjoue en fait sinistrement l’archétype de l’écolière ingénue (lèvres rosées entrouvertes ou plongées dans un verre de lait, livre tenu serré contre la poitrine…), semblant emprunter les manières d’un téléfilm érotique soft. Sans se rendre compte du logiciel scabreux qu’elle reprend à son compte, Vanessa Filho filme un premier baiser tout en halètements, ralentit le passage des mains sur les cuisses nubiles et la descente de la culotte en coton jusqu’à la nausée.
➡️ Lire la critique en entier sur Liberation.fr
✍️ Sandra Onana
📸 Julie Trannoy/Moana Films-Windy productions
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