Une Américaine de 64 ans gravement malade s'est ôté la vie lundi dans un coin de forêt en Suisse à l'aide d'une machine en forme de sarcophage futuriste, jugée illégale par les autorités qui ont arrêté plusieurs personnes.
C'est la première fois que cette capsule d’assistance au suicide est utilisée, selon les médias suisses.
Inventée par l'Australien Philip Nitschke, ancien médecin connu pour ses positions controversées sur la fin de vie, la capsule se présente sous la forme d'une mini-cabine, transportable.
La personne souhaitant mettre fin à ses jours doit s'y allonger, répondre à une série de questions pour confirmer qu'elle comprend ce qu'elle fait avant d'actionner un bouton libérant de l'azote. Elle doit perdre conscience après quelques respirations et mourir au bout de quelques minutes, selon The Last Resort, qui promeut ce dispositif provoquant la mort par hypoxie à l'azote.
Le parquet de Schaffhouse avait été averti lundi par un cabinet d'avocats "qu'un suicide assisté à l'aide de la capsule Sarco avait eu lieu dans une cabane forestière à Merishausen dans l'après-midi".
"Nous avons trouvé la capsule avec la personne inanimée à l'intérieur", a raconté le premier procureur de Schaffhouse, Peter Sticher, au quotidien suisse Blick.
"Nous avons arrêté plusieurs personnes (...) pour éviter qu'elles ne se concertent entre elles ou ne dissimulent des preuves".
Le suicide médicalement assisté est possible en Suisse, dans des conditions très précises, mais cette "Sarco capsule" - baptisée ainsi par ses promoteurs - à l'aspect futuriste fait des remous depuis que le journal NZZ am Sonntag a révélé début juillet qu'elle pourrait être utilisée pour la première fois sur le sol helvétique #AFP
➡️ https://u.afp.com/5auG
📷Arnd WIEGMANN
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
mercredi 25 septembre 2024
Plusieurs arrestations en Suisse suite au suicide à la "Sarco capsule"
vendredi 17 novembre 2023
Des soignants racontent comment ils se sont forgés une conviction sur l'euthanasie
Donner la mort à un malade : la question divise les soignants. Alors qu’un projet de loi sur la fin de vie promis par Emmanuel Macron se fait attendre, Le Monde a sondé une dizaine de médecins, une psychologue, une infirmière. Chacun d’eux livre, à travers sa pratique, ses relations avec les malades, les épreuves personnelles traversées, les raisons qui font qu’il accomplirait – ou non – un geste létal. Certains confient l’avoir déjà fait.
Ces soignants se positionnent à un moment particulier : actuellement sur le bureau du chef de l’Etat, la copie du projet de loi que Le Monde a pu consulter dans une version remontant à début octobre prévoyait un accès à une « aide à mourir », l’acte étant « par principe réalisé par la personne elle-même ». Elle mentionnait aussi, si la personne est en incapacité physique de « s’autoadministrer la substance », l’intervention d’un médecin, d’un infirmier, voire d’un proche.
Alors qu’une grande partie des soignants, rassemblés autour de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) ces derniers mois, ont fait valoir que « donner la mort ne peut être un soin », d’autres blouses blanches envisagent ce geste comme un « ultime soin ». Sans chercher à mesurer l’équilibre des forces, voici des témoignages qui permettent, à hauteur de praticiens, d’explorer la question.
Photo : Dans le cabinet d’un médecin généraliste, à Gragnague (Haute-Garonne), le 26 février 2021.
FRED SCHEIBER / AFP
mardi 13 septembre 2022
A bout de souffle
Jean-Luc Godard a eu recours au suicide assisté en Suisse. «Il n’était pas malade, il était simplement épuisé, précise un proche de la famille à Libération. Il avait donc pris la décision d’en finir. C’était sa décision et c’était important pour lui que ça se sache.»
Une autre personne proche du cinéaste confirme ces informations.
En Suisse, l’assistance au suicide est autorisée.
L’article 115 du Code pénal suisse, qui date de 1937, stipule seulement que «celui qui, poussé par un mobile égoïste, aura incité une personne au suicide, ou lui aura prêté assistance en vue du suicide, sera puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pécuniaire».
Le «mobile égoïste» laisse donc une marge importante d’appréciation, permettant à des associations comme Exit, Dignitas ou Life circule d’aider médicalement les gens à mourir.
Libération
Jean-Luc Godard par William Klein.
Archive de 1960, photo prise par William Klein pour Vogue au moment de la sortie du film «À bout de souffle».
Issue de la collection du Réverbère, première galerie de Klein en France.
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...