Protection des dauphins : l’aidant de la mer
C'est la une de Libération ce vendredi
L’interdiction temporaire de la pêche dans le golfe de Gascogne vise à réduire le nombre de captures accidentelles du cétacé, qui joue un rôle majeur dans l’équilibre de l’océan
📸 Montage Libération avec photo Augusto Stanzani . Ardea . Biosphoto
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
jeudi 23 janvier 2025
La une de Libération du vendredi 24 janvier 2025
vendredi 10 janvier 2025
La une de Libération du week-end
Soudan : au cœur d'une guerre oubliée. C'est la une de
ce week-end.
Reportage à Khartoum, capitale d’un pays ravagé depuis vingt mois par un conflit fratricide qui a fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déraciné 12 millions de personnes.
mercredi 26 juin 2024
Au Soudan l'une des « pires crises » mondiales depuis des décennies
La guerre fait rage depuis plus d'un an entre l'armée régulière sous le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhan et les forces paramilitaires de soutien rapide dirigées par son ancien adjoint Mohamed Hamdan Daglo.
Le conflit, qui a commencé en avril 2023, a fait des dizaines de milliers de morts et a déplacé plus de neuf millions de personnes - la pire crise de déplacement interne au monde - selon les Nations Unies.
Les deux parties ont été accusées de crimes de guerre, notamment de cibler délibérément des civils, de bombardement aveugle de zones résidentielles et de bloquer l'aide humanitaire, malgré les avertissements selon lesquels des millions de personnes sont au bord de la famine.
Les groupes de défense des droits et les États-Unis ont également accusé les paramilitaires de nettoyage ethnique et de crimes contre l'humanité.
L'ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies, Linda Thomas-Greenfield, a déclaré aux journalistes que la faim au Soudan pouvait atteindre des niveaux invisibles depuis la famine en Éthiopie au début des années 1980 quand pas moins 1,2 million de personnes sont mortes.
Selon les estimations de l'ONU, cinq millions de personnes au Soudan souffrent d'une faim extrême, et la nourriture manque également dans les pays voisins où deux millions de Soudanais ont fui.
Les efforts répétés menés par les États-Unis pour mettre fin au conflit ont échoué, de nombreux observateurs concluent que les généraux en guerre pensent chacun pouvoir gagner sur le terrain.
Plusieurs puissances étrangères ont soutenu les forces rivales. Le Soudan a expulsé les diplomates des Émirats arabes unis sur des allégations de ravitaillement du RSF, tandis que l'Égypte, la Turquie et l'Iran ont soutenu l'armée.
Le Conseil de sécurité de l'ONU a demandé jeudi que la RSF mette fin au siège, tous les pays votant pour, sauf la Russie, qui s'est abstenue.
📷 @guy_peterson
#AFPPhoto
lundi 22 mai 2023
La nouvelle tragédie du Darfour
La région du Darfour, dans l’ouest du Soudan, couvre un territoire grand comme la France, à la frontière du Tchad et de la Centrafrique. Même si l’ensemble de sa population est musulmane, des conflits sur la terre y opposent, du fait d’une démographie galopante, des groupes d’origines diverses. Face à l’émergence d’une guérilla locale, en 2003, la dictature militaro-islamiste d’Omar Al-Bachir choisit de jouer à fond la carte « arabe » en mobilisant les milices des Janjawids, les « démons à cheval », contre les populations « africaines ».
Cette polarisation permet au régime de Khartoum de transformer sa contre-insurrection en une impitoyable campagne de nettoyage ethnique. Il faut cependant attendre 2009-2010 pour que la Cour pénale internationale (CPI) émette un mandat d’arrêt contre le président Al-Bachir pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité », puis pour « génocide ». Le bilan du conflit est alors estimé à plus de trois cent mille morts pour près de trois millions de déplacés.
Le soulèvement populaire qui, en avril 2019, renverse Omar Al-Bachir suscite de vifs espoirs au Darfour. Mais le général Abdel Fattah Al-Bourhane, chef des Forces armées soudanaises (FAS), qui assume la présidence du conseil de transition, a mené une répression sanglante au Darfour en 2005, tandis que son adjoint, le général Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti », s’est imposé à la tête des Janjawids, devenus les très redoutées Forces de soutien rapide (FSR).
Photo : Des réfugiés soudanais ayant fui les violences au Darfour, à Goungour, au Tchad, le 8 mai 2023. ZOHRA BENSEMRA / REUTERS
lundi 17 avril 2023
Khartoum frappée par des heurts entre militaires
Lundi matin, 17 avril, les tentatives de médiation du week-end avaient échoué à ramener le moindre espoir d’un retour au calme, laissant planer un peu plus la crainte de voir s’installer une guerre civile, allumée par un combat entre deux généraux associés, jusqu’ici, à la tête de la junte au pouvoir.
Dès les premières heures de samedi, à la suite d’une longue montée des tensions, des combats avaient éclaté en plusieurs points du pays. Dans les principales villes, les Forces armées du Soudan (FAS, armée régulière) dirigées par le général Abdel Fattah Al-Bourhane, chef de la junte qui est à la tête du pays depuis 2021 (après un premier renversement de la dictature deux ans plus tôt), et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), mené par Mohammed Hamdan Daglo, dit « Hemetti » (par ailleurs numéro deux de la junte), ont commencé à s’affronter pour le contrôle des bases militaires et d’aéroports. Depuis, les tirs d’artilleries, les échanges d’armes automatiques n’ont pas cessé, renforcés dans certains cas par des frappes aériennes.
Au cœur de la capitale, Khartoum, une guerre urbaine fait rage. Des petits groupes de soldats se font face. A pied, sur des pick-up ou des blindés surmontés de mitrailleuses et de canons antiaériens, les deux camps s’affrontent dans des rues désertes. Les habitants restent terrés chez eux, alors que des obus et des roquettes s’abattent sur des quartiers résidentiels.
(à droite) : Le commandant des forces paramilitaires de soutien rapide du Soudan, le général Mohamed Hamdan Daglo (Hemedti), à Khartoum, le 8 juin 2022.
ASHRAF SHAZLY / AFP
(à gauche) : Le chef de l’armée soudanaise Abdel Fattah al-Burhan, à Khartoum. le 5 décembre 2022.
ASHRAF SHAZLY / AFP
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