Près de deux cent cinquante descendants de juifs de l’île grecque de Rhodes ont fait le déplacement du monde entier pour participer à la 80e commémoration de la déportation de cette communauté séfarade, installée sur ce territoire depuis le XVe siècle. C’est l’occasion pour leurs descendants éparpillés dans le monde entier de maintenir un lien avec ce territoire dont ils ont été coupés. Retrouvez notre article sur lemonde.fr
Ici Sam Modiano, ancien déporté, lors de la projection d’un documentaire sur sa vie, à Rhodes, le 17 juillet.
✏️ Marina RAFENBERG
📷 @louizavradi
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
mardi 30 juillet 2024
A Rhodes la diaspora juive entretient le souvenir d'une communauté décimée
vendredi 21 avril 2023
Le 80ème anniversaire de l'insurrection du ghetto de Varsovie
L’édifice en briques transparentes évoque l’enceinte du ghetto de Varsovie et commémore au fil des gravures, la diversité des profils des membres d’Oneg Shabbat. Cette soixantaine de scientifiques, d’écrivains, d’historiens, de rabbins, rassemblés autour de l’historien Emanuel Ringelblum, n’avait qu’un seul but : documenter la vie dans le ghetto – muré en novembre 1940 – et les massacres des juifs polonais sous l’occupant nazi, pendant la seconde guerre mondiale.
Ce regroupement d’archivistes aura connu le même sort que les résidents des murs du ghetto, dont ils faisaient partie : privations, humiliations, famine, épidémies, déportations, exterminations… Deux des trois membres d’Oneg Shabbat à avoir survécu, en mai 1943, à la liquidation du ghetto varsovien, permettront de retrouver les boîtes métalliques et pots à lait contenant les précieuses archives, enterrés par les militants juifs dans le sous-sol de Varsovie.
Photo : Un négatif découvert dans les archives de Zbigniew Leszek Grzywaczewski, ancien pompier à Varsovie, qui a pris ces photos en 1943.
Ce sont les seules images connues dont l’auteur n’est pas un Allemand. Z. L. Grzywaczewski / Archives familiales / Musée POLIN
vendredi 27 janvier 2023
Ginette Kolinka
Le portrait est consacré aujourd'hui à Ginette Kolinka.
A près de 98 ans, la rescapée de la Shoah, qui a côtoyé Simone Veil à Birkenau, continue de sillonner l’Hexagone pour témoigner auprès des élèves et n’entend pas pantoufler de sitôt.
Extrait :
Arrêtée par la Gestapo à Avignon, elle a, à la Libération, repris sa vie là où elle l’avait laissée. L’aînée, résistante et communiste, avait disparu, les hommes avaient été gazés, mais sa mère et ses autres sœurs, restées en France, avaient récupéré le logis parisien. Longtemps, elle s’est tue, soucieuse de «ne pas embêter les gens». En 1997, la fondation créée par Steven Spielberg la sollicite, insiste, et elle accepte de témoigner.
En 2003, elle remplace au pied levé un habitué des voyages scolaires à Auschwitz, goûte au plaisir de la transmission. Même si elle regrette le «voyeurisme» et la muséographie proprette de l’endroit, elle y retournera régulièrement, évitant d’y emmener les classes au printemps, sous un soleil d’opérette. La vodka, qu’elle planque dans une bouteille de sirop contre la toux, se charge de bâillonner ses fantômes.
Des lotissements ont fleuri à proximité et, dans les jardins, des marmots glissent désormais sur des toboggans d’inconscience. Dans les collèges et les lycées où elle intervient, elle implique son public, ordonnant aux moins de 15 ans, l’âge couperet des camps, de se lever. Avant de leur balancer un frigorifiant : «Vous êtes morts !» Son agenda déborde et son buffet croule sous les médailles.
Visant ses Légions d’honneur, elle ironise : «Ils ne m’ont quand même pas fait commandeur. Sinon, qu’est-ce qu’ils donneraient à ceux qui sauvent des gens ?»
Le portrait complet, par @nathalierouiller, est à lire dans Libération ce vendredi et dans l'application Libération
📷 @fredstucin
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...