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lundi 22 mai 2023

Michael Douglas

 

A chaque fois qu’il vient à Cannes, Michael Douglas s’arrange pour être bien accompagné. Il lui est arrivé de passer le Festival accoudé au bar du Carlton avec quelques compères hippies. 
Ou de monter les marches sous escorte policière, pour se prémunir de la polémique suscitée par Basic Instinct, en 1992. Cette année, tandis qu’une Palme d’honneur lui a été remise lors de la cérémonie d’ouverture, le 16 mai, l’acteur et producteur hollywoodien s’est trouvé un nouvel ange gardien, Ludivine Sagnier. 
« Il est facile de se faire engloutir par le chaos cannois, glisse-t-elle. 
J’étais ravie d’épauler un homme aussi exemplaire. »

Ils se sont liés en 2022, sur le tournage d’une série pour Apple TV, qui s’est étalé, huit mois durant, de Paris à Saint-Malo. 
Lui campait le diplomate et inventeur américain Benjamin Franklin ; elle, la musicienne française Anne-Louise Brillon de Jouy. 
Les deux personnages s’aimaient d’un amour impossible ; les deux comédiens ont noué une solide amitié. « Lors de notre première scène, Michael devait me faire un baisemain en me fixant droit dans les yeux, se souvient Ludivine Sagnier. 
Pour moi, c’est tout un imaginaire cinéphile qui s’est déballé. 
Son amplitude est impressionnante. » Car cet acteur-là joue avec autant d’aisance les cupidons que les parangons de cupidité ; on l’imagine aussi crédible en chantre de l’amour courtois qu’il le fut parmi les courtiers véreux de Wall Street, devant la caméra d’Oliver Stone. 
« Michael a invité toute l’équipe à fêter Thanksgiving, retrace l’actrice. Il ressemble à son personnage de Franklin. 
Il cherche, invente, rassemble, avec curiosité et humilité. »

Photo : Michael Douglas, à Cannes, le 17 mai 2023.

mardi 16 mai 2023

Michael Douglas reçoit la palme d'honneur à Cannes

                          





Longtemps, je me suis trompé concernant Michael Douglas. Je ne suis pas le seul, je crois. J’imaginais le pire à son sujet, je le confondais avec ses rôles de réacs cyniques ou d’arrivistes reptiliens, l’associant dans un réflexe pavlovien aux années #Reagan.

J’ai même refoulé le fait qu’enfant je l’avais assez apprécié, dans « Les Rues de San Francisco », feuilleton télévisé dont le seul générique, moderne et nerveux, m’avait fait voyager. Il a fallu attendre « The Game » et « Traffic » pour que je change d’avis.

Dans le #Fincher, il est un homme d’affaires richissime, puissant mais morose, mort-vivant barricadé à l’intérieur de lui-même. Et, tiens tiens, obsédé par son père, figure respectable et respectée qui ressurgit à travers des images tremblées de super-8.

Faire le parallèle avec Kirk, son vrai père, n’est pas abusif. Cela n’a pas dû être facile de se trouver une place dans l’ombre de ce monstre sacré et courageux, dont la filmographie est monumentale...

#MichaelDouglas reçoit ce mardi une #Palmedor d’honneur lors de l’ouverture du 76e @festivaldecannes. Pour lire la suite de cet hommage à son immense carrière par notre journaliste Jacques Morice, cliquez sur le lien dans notre bio !

Crédits :
▪️ @reuters/@sarahmeyssonnier
▪️ Schwartz / 20th Century Fox Film Corporation / Bridgeman Images
▪️ ABC Photo Archives/Disney General Entertainment Content via Getty Images
▪️ Polygram


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