La police fédérale brésilienne a déclaré jeudi avoir inculpé l'ancien président Jair Bolsonaro et 36 autres personnes pour avoir tenté un coup d'État pour le maintenir en fonction après sa défaite électorale aux élections de 2022.
Les conclusions devaient être transmises jeudi à la Cour suprême du Brésil pour être renvoyées au procureur général Paulo Gonet, qui soit sera d'accord avec les charges et placera l'ancien président en procès, soit jettera l'enquête.
L'ancien dirigeant de droite a nié toutes les affirmations qu'il a tenté de rester en fonction après sa défaite électorale en 2022 à son rival, le président de gauche Luiz Inácio Lula da Silva. Bolsonaro a fait face à une série de menaces légales depuis lors.
#APPhoto par Rebecca Blackwell, dossier
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
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jeudi 21 novembre 2024
Jair Bolsonaro a été inculpé par la police fédérale brésilienne pour tentative de coup d'État lors des élections de 2022
samedi 29 octobre 2022
La une de Libération du week-end
Le Brésil sur des braises.
La une de @liberationfr ce week-end.
➡️ Lula, icône de la gauche, va-t-il réussir, dimanche, son pari d’évincer le président d’extrême droite ?
Jair Bolsonaro le talonne dans les derniers sondages, à l’issue d’une campagne ordurière et brutale.
📷 Aloisio Mauricio / Fotoarena. Panoramic
lundi 24 octobre 2022
Marcia Tiburi
«Bolsonaro a réussi à mettre en place une sorte de terreur à l’échelle de la société brésilienne, qui avait néanmoins commencé quelques années avant qu’il arrive au pouvoir», dénonce Marcia Tiburi, professeure, autrice et philosophe, qui a fui le Brésil fin 2018 et vit désormais en France.
Durant ses dernières années passées dans son pays natal, la quinquagénaire recevait des menaces quotidiennes. Ces pressions ont commencé dès 2015, quand elle a publié un livre intitulé «Como falar com um fascista» («Comment parler à un fasciste»).
«Puis elles sont devenues systématiques et organisées» à mesure que le Brésil se rapprochait des élections de 2018, durant lesquelles Marcia Tiburi était candidate pour le Parti des travailleurs (gauche) au poste de gouverneur de l’Etat de Rio.
Sur les réseaux sociaux, les insultes, appels au viol ou menaces de mort deviennent légion.
Dans la rue, Marcia Tiburi est obligée de se déplacer accompagnée de gardes du corps. Un jour elle retrouve même son domicile saccagé.
Après avoir échoué à conquérir Rio et avoir vu Jair Bolsonaro remporter la présidentielle, la philosophe quitte le Brésil.
Après avoir échoué à conquérir Rio et avoir vu Jair Bolsonaro remporter la présidentielle, la philosophe quitte le Brésil.
Avec le médiatique député carioca Jean Wyllys, elle est une des premières à s’exiler.
Après un passage aux Etats-Unis, elle atterrit à Paris où elle obtient un soutien du programme Pause qui aide les chercheurs et artistes contraints à l’exil.
Même à des milliers de kilomètres de chez elle, les menaces continuent.
Et si elles diminuent dans un premier temps, elles reprennent de plus belle en 2022.
«Ici aussi, j’en reçois presque tous les jours», raconte celle qui dit vivre de manière «très solitaire et recluse» et évite dans la capitale «certains lieux où il pourrait y avoir des bolsonaristes».
Depuis le 1er août et le lancement officiel de la campagne présidentielle, les ONG Justiça Global et Terra de direitos décomptent en moyenne deux épisodes de violence au Brésil par jour envers des élus, candidats ou d’autres personnes exerçant ou ayant exercé des fonctions liées à la politique.
➡️ Le reportage complet de Julien Lecot est à lire dans l'appli Libé.
📷 @ulrich_lebeuf / @agence_myop
Depuis le 1er août et le lancement officiel de la campagne présidentielle, les ONG Justiça Global et Terra de direitos décomptent en moyenne deux épisodes de violence au Brésil par jour envers des élus, candidats ou d’autres personnes exerçant ou ayant exercé des fonctions liées à la politique.
➡️ Le reportage complet de Julien Lecot est à lire dans l'appli Libé.
📷 @ulrich_lebeuf / @agence_myop
mercredi 12 octobre 2022
Le Brésil retient son souffle
Visage souriant sur fond rouge, sa figure domine la place du Général-Glicério, dans le sud de Rio de Janeiro.
Là, l’image de Lula est omniprésente et s’affiche en posters géants aux balcons des immeubles.
Ces lieux sont le cœur battant du quartier de Laranjeiras, bastion de la gauche bobo carioca.
Chaque samedi matin, à l’ombre des arbres tropicaux, se tient ici un petit marché.
On y croise casquettes aux couleurs du drapeau cubain ou des sans-terre brésiliens, et quantité de maillots de foot vermillon siglés du numéro 13 : celui du Parti des travailleurs (PT).
Samedi 8 octobre, une petite troupe de partisans de Luiz Inacio Lula da Silva tracte en faveur de leur champion.
Samedi 8 octobre, une petite troupe de partisans de Luiz Inacio Lula da Silva tracte en faveur de leur champion.
Face aux passants, ces derniers font bonne figure. Mais, dès le dos tourné, les mines s’assombrissent. Alexandra Aguiar avoue n’avoir « toujours pas digéré » les résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 2 octobre.
Avec 48,4 % des suffrages, la gauche a certes devancé l’extrême droite de Jair Bolsonaro, à 43,2 %. Mais beaucoup moins que ce que prédisaient les sondages.
« Pour moi, c’est déjà une défaite », lâche cette enseignante de 41 ans. « On est très préoccupés. Bolsonaro peut gagner.
« Pour moi, c’est déjà une défaite », lâche cette enseignante de 41 ans. « On est très préoccupés. Bolsonaro peut gagner.
Mon mari parle même de partir au Portugal en cas de défaite… », poursuit-elle, le regard lourd.
Photo : Des supporters de l’ancien président brésilien Inacio Lula da Silva, lors d’un rassemblement de soutien pour sa victoire au second tour de l’élection présidentielle, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 6 octobre 2022.
Photo : Des supporters de l’ancien président brésilien Inacio Lula da Silva, lors d’un rassemblement de soutien pour sa victoire au second tour de l’élection présidentielle, à Rio de Janeiro, au Brésil, le 6 octobre 2022.
BRUNA PRADO / AP
mardi 4 octobre 2022
Election Brésilienne
L’élection présidentielle du Brésil se décidera au second tour.
A l’issue du premier tour de scrutin, dimanche 2 octobre, l’ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, dit « Lula », termine en tête devant le chef d’Etat d’extrême droite sortant, Jair Bolsonaro, avec 48,43 % des voix contre 43,20 %, selon les résultats publiés par le Tribunal supérieur électoral (TSE) portant sur 99,99 % des bulletins dépouillés.
Plus de 6 millions de voix séparent les deux hommes, Lula comptabilisant plus de 57,2 millions de votes en sa faveur.
Plus de 6 millions de voix séparent les deux hommes, Lula comptabilisant plus de 57,2 millions de votes en sa faveur.
Mais aucun des deux candidats n’ayant atteint la majorité absolue, ils seront départagés lors d’un second tour, dimanche 30 octobre.
Photo : Luiz Inacio Lula da Silva remercie ses supporteurs après l’annonce des résultats du premier tour de l’élection présidentielle brésilienne, à Sao Paulo, le 2 octobre 2022.
Photo : Luiz Inacio Lula da Silva remercie ses supporteurs après l’annonce des résultats du premier tour de l’élection présidentielle brésilienne, à Sao Paulo, le 2 octobre 2022.
ERNESTO BENAVIDES / ©AFP
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