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mardi 7 janvier 2025

Guillaume Meurice sur Radio Nova

 

L’émission porterait-elle mal son nom ? Voilà déjà quatre mois que “La dernière” s’est installée sur @laradionova, après un transfert inattendu de @guillaumemeurice, mis à la porte de France Inter.
De son ancienne maison, l’humoriste a gardé l’horaire de l’émission (dimanche de 18 à 20 heures), ainsi que de nombreux chroniqueurs solidaires après son licenciement (outre les permanents Aymeric Lompret et Juliette Arnaud, on retrouve régulièrement la chanteuse GiedRé, la linguiste Laélia Véron ou l’humoriste Doully).
Le trublion, désormais présentateur, a toutefois choisi une formule plus ancrée dans l’actualité autour d’un invité expert ou militant, toujours en public.
Se sont ainsi succédé à son micro l’historien spécialiste du nazisme Johann Chapouteau, la militante écologiste Claire Nouvian, ou encore la journaliste de Blast Salomé Saqué.
Si le rythme reste à trouver, l’audience est déjà au rendez-vous.

🖊 Un article signé Sophie Gindensperger à lire sur Télérama.fr

📷 Fanny de Gouville/Modds

lundi 26 août 2024

Guillaume Meurice débarque sur Radio Nova

 

Selon un communiqué de la station, l’émission s’appellera “La Dernière.”
Meurice et sa bande « livreront une analyse pointue, objective et impartiale de l’actualité ».
De quoi narguer son ancienne maison, dont il a été licencié au motif de « déloyauté répétée » après une année de crises et de polémiques autour du trublion.
En accueillant @guillaumemeurice, qui enregistrera chaque dimanche son émission au théâtre l’Européen à Paris, Nova réussit un « coup ».

Rendez-vous le 8 septembre !

✍ Sophie Gindensperger

📸 Photo Fanny de Gouville pour Télérama

vendredi 12 juillet 2024

"En à peine dix ans on est passé de "Je suis Charlie" à la police judiciaire"

 

C’en est fini de l’émission satirique « Le Grand Dimanche soir » sur France Inter. Le licenciement de Guillaume Meurice, après sa blague comparant Benyamin Nétanyahou à « une sorte de nazi mais sans prépuce », a signé la fin de l’aventure de la bande à Charline Vanhoenacker qui, depuis dix ans, pratiquait l’humour politique (« Si tu écoutes, j’annule tout » de 2014 à 2017, « Par Jupiter ! » de 2017 à 2022). La productrice et chroniqueuse reprendra néanmoins l’antenne, lundi 26 août, pour un billet d’humeur, du lundi au jeudi dans la matinale, juste après l’interview de 9 h 20 de Léa Salamé. Et elle poursuivra, chaque samedi, « Bistroscopie ».

 Retrouvez-le en suivant le lien sur notre profil.⁣⁣ #LeMonde 

Photo : Charline Vanhoenacker, à la Maison de la Radio et de la Musique, à Paris, le 7 février 2024. Audoin Desforges

lundi 24 juin 2024

Le portrait de Guillaume Meurice

 

Rencontre au Cirque d’hiver avec l’humoriste viré de France Inter, qui n’en fait pas un drame national.
Extrait :
Le numéro de son portable a fuité. Il a reçu plus de 200 menaces de mort, dix ont fait l’objet de plaintes. Mais il ne se laisse pas abattre. En manif, les gens qui repèrent son grand corps mince lui apportent soutien et amour. «C’est le moment le plus intense de ma vie.» Tout est allé si vite. La France insoumise, pour qui il a voté aux européennes, lui a proposé une circonscription pour les législatives anticipées. Il a refusé. Pas fait pour ça, promet-il devant un café et des M&M’s. «Ça aurait sûrement été amusant la première semaine. On aurait entendu “La parole est à Guillaume Meurice qui a une question pour le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin”.» Autrement, il y avait 500 raisons de décliner. La raison l’a très vite emporté.

👉 Lire la suite sur Liberation.fr
✍️ Simon Blin
📸 @remyartiges

mardi 11 juin 2024

France Inter licencie Guillaume Meurice

 
L’humoriste était sur la sellette depuis plusieurs mois. Radio France a finalement choisi de se séparer de cette figure de proue du “Grand dimanche soir”, l’émission de Charline Vanhoenacker.
Dans un message aux employés, la pdg de la radio publique Sibyle Veil a précisé que « ni la liberté d’expression, ni l’humour n’ont jamais été menacés à Radio France ». Elle estime que l’humoriste a « au lieu d’apaiser, envenimé la polémique des mois durant ».

📸 Iannis G./REA

jeudi 16 mai 2024

Derrière l'affaire Guillaume Meurice l'humour politique en question

 

A-t-on perdu le sens de l’humour satirique et politique, ou Guillaume Meurice est-il allé trop loin ? Suspendu d’antenne après avoir réitéré, le 28 avril, sur France Inter sa blague du 29 octobre 2023 sur le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, « une sorte de nazi mais sans prépuce », l’humoriste de la « bande à Charline Vanhoenacker » dans l’émission « Le Grand Dimanche soir » est convoqué, jeudi 16 mai, par la direction de Radio France à un entretien préalable « en vue d’une éventuelle sanction disciplinaire pouvant aller jusqu’à la rupture anticipée de [son] contrat à durée déterminée pour faute grave ».
Dans ce contexte électrique au sein de la Maison de la radio, où les syndicats considèrent que la liberté d’expression est mise en danger, il est instructif de consulter la dernière sélection hebdomadaire de chroniques humoristiques, envoyée par mail, dimanche 12 mai, aux abonnés de la newsletter « L’humour d’Inter ». A propos de la polémique Meurice, le seul billet d’humeur retenu est celui de Tanguy Pastureau. Un choix qui n’est pas anodin.
Lundi 6 mai, dans l’émission de Nagui « La Bande originale », l’humoriste qui « maltraite l’info » a intitulé sa chronique « Mise au point ». Tout en déplorant que la radio choisisse la procédure plutôt que le dialogue (« A cause de la direction de Radio France, tous les salariés d’Inter vont être accusés de travailler pour une chaîne qui bafoue la liberté d’expression, bravo, bien joué »), Tanguy Pastureau rappelle : « Les humoristes ont une responsabilité. Certains d’entre nous ont 900 000 followers, font des salles de 2 000 places, 5 millions de vues YouTube, les algorithmes nous ont donné plus de pouvoir d’influence que l’ensemble du gouvernement, c’est plus juste des vannes, tout est démultiplié, et le peuple est à cran. (…) Vous n’êtes plus juste des clowns. »

Photo : Guillaume Meurice, lors de l’émission « Le Grand Dimanche soir », sur France Inter, le 12 novembre 2023. DOC / RADIO FRANCE / MAXPPP

lundi 6 mai 2024

"Je ne me sens plus dans mon safe space "

 

A France Inter, le conflit est bel et bien ouvert. Trois jours après la suspension de Guillaume Meurice par Radio France, Charline Vanhoenacker a pris son parti en faisant de son émission le Grand dimanche soir un hommage à l’humoriste, au nom de la liberté d’expression.
Au cours de l’émission, l’un des humoristes, Djamil le Shlag, a carrément décidé de claquer la porte en direct, en soutien à Guillaume Meurice.
«Perso, je ne vois pas ce qui est choquant à comparer Nétanyahou à une sorte de nazi sans prépuce. Cette phrase n’est pas offensante et je sais de quoi je parle, moi-même je n’ai pas de prépuce», a d’abord lancé Djamil le Shlag dans l’hilarité générale. Avant de dire qu’il ne se sentait plus libre à l’antenne.
«Vous pensez faire peur à qui avec vos menaces de mise à pied ? Perso, je suis un Arabe en France, j’ai toujours été menacé de me faire virer. […] J’en tire les conclusions en me retirant du service public après l’émission, c’était ma dernière chronique. […] Dans cette station, je ne me sens plus dans mon safe space».
C’était là l’une des nombreuses bravades de cette émission au cours de laquelle la place habituelle dans le studio de Guillaume Meurice a symboliquement été laissée vide. Il «n’a pas le droit d’être avec nous ce soir, Inter l’a envoyé en internat pour le remettre dans le droit chemin», a ironisé Charline Vanhoenacker au début de son émission.
Guillaume Meurice a été suspendu jeudi dans l’attente d’une éventuelle sanction pouvant aller jusqu’au licenciement pour avoir réitéré ses propos polémiques sur Benyamin Nétanyahou, tenus fin octobre, comparant le dirigeant israélien à une «sorte de nazi mais sans prépuce». Une plainte pénale avait été déposée contre lui à la suite de ces propos, l’accusant d’antisémitisme, mais elle a été classée sans suite.

mardi 5 mars 2024

“Dans l’oreille du cyclone”

 

Un grand gaillard à lunettes, cheveux en bataille, se penche vers la table : « Pardon, désolé de vous interrompre… Je voulais juste vous dire merci ! Ah, et puis si ça ne vous dérange pas, vous pourriez enregistrer une vidéo pour dire à un collègue que je ne suis pas un mec de droite ? »
@guillaumemeurice, puisque c’est lui qu’on interpelle, se plie aimablement à l’exercice, ajoutant simplement une ou deux petites vannes – on ne se refait pas.
Visiblement, la popularité de l’humoriste de France Inter, que l’on rencontre dans un café près de Montparnasse, est intacte.
C’est la première fois que celui-ci répond à des journalistes depuis le 29 octobre et sa blague polémique, qui a suscité de vives et nombreuses réactions, sur le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou – « une sorte de nazi mais sans prépuce » – dans Le grand dimanche soir.
Dans un livre publié ces jours-ci, il raconte au jour le jour le tourbillon médiatique qu’il a traversé et qui l’aura mené jusqu’au… commissariat.

Un entretien signé Thomas Bécard et Richard Sénéjoux à lire sur Télérama.fr

👉 “Dans l’oreille du cyclone”, de Guillaume Meurice, éd. Seuil, 160 p., 16 €. En librairies le 15 mars.

📸 Guillaume Meurice à la Maison de la Radio, à Paris, le 22 février 2024 : “Je ne suis pas debout sur une barricade, un cocktail Molotov à la main. Je suis juste un clown qui fait des blagues.” Photo @fannydegouville pour Télérama

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