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vendredi 12 avril 2024

La bande Gaza vue de 500 mètres d'altitude une terre de désolation

 

Une terre de désolation. Telle est la vue qu’offre la bande de Gaza à 500 mètres d’altitude. Des rangées d’immeubles et de maisons détruits, comme concassés, par blocs et quartiers entiers, sur des kilomètres ; le gris des ruines s’associant à la couleur jaune sable de ce qui fut autrefois des routes et des rues. Çà et là surgit parfois la silhouette presque irréelle d’une bâtisse encore intacte, comme épargnée par la tempête de fer et de feu qui s’est abattue sur le territoire palestinien. La campagne est tout aussi meurtrie. Les fermes ont été emportées par la vague de destructions, offrant un terrible contraste avec la végétation, côté israélien, qui semble enserrer le territoire palestinien.
Mardi 9 avril, seize appareils participaient à une opération de largage d’aide humanitaire au-dessus de la bande de Gaza, dont deux avions de l’escadron de transport franco-allemand Rhin-Rhein : un KC-130 de la Luftwaffe et un C-130J de l’armée de l’air française, à bord duquel Le Monde a pu monter. L’opération a mobilisé au moins huit pays, une ampleur souhaitée par la Jordanie, à la veille de la fête de l’Aïd-el-Fitr.
« La France a été le premier pays à répondre aux sollicitations jordaniennes. On l’a fait dès le 4 janvier pour un largage à guidage GPS au profit des deux hôpitaux de campagne jordaniens à Gaza », se félicite Alexis Le Cour Grandmaison, ambassadeur de France à Amman. « La Jordanie a souhaité fin février faire évoluer ces opérations en associant un plus grand nombre de pays et en passant d’un guidage GPS à des opérations plus massives, directement au profit de la population, dans un contexte de congestion des points de passage ou de leur non-ouverture par Israël », explique-t-il.

Photo : Lucien Lung / Riva Press pour « Le Monde »

mercredi 15 novembre 2023

Manifestation pro Israélienne à Washington

 

Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés à Washington, D.C., le 14 novembre 2023, pour une "marche pour Israël" afin de montrer sa solidarité avec Israël dans sa guerre contre le Hamas et de condamner l'antisémitisme monté.
Les rues ont été fermées autour d'une grande partie du centre-ville dans un milieu de sécurité renforcé, alors que les gens se rassemblaient sur le National Mall, beaucoup drapés de drapeaux israéliens et américains.
Les gens dans la foule ont braqué des panneaux montrant les noms et les photos des personnes kidnappées par le Hamas, et ont scandé « Ramenez-les à la maison. D'autres signes incluaient « Nous n'avons nulle part où aller » et « les civils qui louent le massacre des Juifs ne sont pas innocents. "

🔗 Read the latest on the Israel-Hamas war at our link in bio. 

📷 @LeahMillis 

samedi 28 octobre 2023

Les Gazaouis fuient les bombardements Israéliens

 

Il n’y a plus aucun lieu sûr dans la bande de Gaza. Mercredi, des secouristes retiraient des corps sans vie et des blessés sous une montagne de gravats après une frappe israélienne survenue dans la nuit à Rafah, à la frontière égyptienne. Quatre jours plus tôt, à 10 kilomètres de là, un café populaire où des gens achetaient de la nourriture, dans un quartier animé de Khan Younès, avait été bombardé.
Depuis le début de l’opération militaire, le 7 octobre, les autorités israéliennes ont appelé à plusieurs reprises le 1,1 million de civils du nord de la bande de Gaza à se déplacer vers le sud pour assurer leur «sécurité» et les éloigner des «cibles terroristes du Hamas». Tous ceux qui n’ont pas évacué seront considérés comme des sympathisants d’une «organisation terroriste», a prévenu l’armée israélienne. Selon @amnesty International, ces menaces peuvent s’apparenter à des «crimes de guerre». «Les messages de ces tracts ne peuvent être considérés comme un avertissement efficace pour la population civile et attestent une nouvelle fois du fait qu’Israël cherche à déplacer de force les habitants du nord de Gaza», peut-on lire dans un communiqué publié le 25 octobre. D’autres, en particulier les malades, ne peuvent ou ne veulent tout simplement pas quitter leur domicile ou les hôpitaux dans lesquels ils sont soignés.
Deux semaines après ces mises en garde, les bombardements se sont intensifiés dans toutes les zones de l’enclave, y compris dans le sud, où des centaines de milliers de Gazaouis pensaient trouver refuge. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) des Nations unies estime à 1,4 million le nombre de personnes actuellement déplacées dans l’enclave, dont environ 630 000 personnes sont installées dans les 150 abris surpeuplés de l’@unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens.

👉 L'intégralité de l'article d'Hala Kodmani et Léa Masseguin est à lire dans l'appli Libé

📷 Hatem Ali / @apnews

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