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dimanche 9 mars 2025

Six Français sur dix souhaitent le rétablissement du service militaire obligatoire

 

Six Français sur dix (61%) sont «favorables au rétablissement d'une forme de service militaire obligatoire», avec une proportion très forte à droite, selon un sondage du centre de réflexion Destin commun publié samedi.

Selon cette étude pour le quotidien régional Ouest France, les Républicains (72%) et le Rassemblement national (RN, 77%) sont les plus favorables à cette proposition, la France insoumise (LFI) fermant la marche avec 35% d'opinions favorables. L'hypothèse, qui n'est pas évoquée par le gouvernement, a d'autant plus de partisans que l'âge augmente: 72% des 65 ans et plus sont pour, contre 43% des 18-24 ans. #LeFigaro 

dimanche 2 février 2025

Ce n'était pas mieux pendant les trente glorieuses

 

C’est ainsi, les Français adorent grommeler «c’était mieux avant». «Avant» comme les Trente Glorieuses, cette période de forte croissance économique située entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le premier choc pétrolier. Tout était si simple et si facile, grognent-ils dans leur morosité ambiante. On ne pouvait pas avorter légalement, mais on fumait dans les cafés, les trains et les avions. Ah, le bon vieux temps. Quand tout était permis (ou presque), quand on ne nous rebattait pas les oreilles avec le réchauffement climatique et les violences sexistes et sexuelles. C’était tellement mieux sous Pompidou.
Le politologue @vincent_martigny en a eu assez de cette antienne. Alors, il a rassemblé dans un livre une douzaine d’auteurs d’horizons divers pour expliquer que non, ce n’était pas mieux dans les années 1950, 1960, 1970. On retrouve ainsi dans «les Temps nouveaux : en finir avec la nostalgie des Trente Glorieuses» (@editionsduseuil), qui n’est pas un «pamphlet antiboomers», précise le coordinateur en chef, des personnalités comme l’ancien patron de la CFDT Laurent Berger, la journaliste Maïa Mazaurette ou encore l’historienne Michelle Perrot. Tous interrogent des schémas de pensée hérités d’après guerre et qui demeurent tenaces. Bien que ces derniers soient obsolètes pour penser le monde en 2025, ils maintiennent notre récit collectif dans le passé et nous empêchent d’avancer, estime Vincent Martigny.

Des vêtements à l’électroménager en passant par les bagnoles, ces trois décennies coïncident avec une nouvelle manière de consommer. «Si ces années sont qualifiées de “glorieuses”, c’est d’abord, et avant tout, parce qu’elles ont été marquées par l’augmentation spectaculaire du niveau de vie et du “pouvoir de consommation” des Français», retrace l’essayiste Raphaël Llorca. Le communicant rappelle que c’est à ce moment qu’a été installée l’idée selon laquelle «la société de consommation constituait l’achèvement du projet démocratique d’émancipation des individus». Un modèle qui continue de perdurer malgré son insoutenabilité sociale et écologique.

👉 L'intégralité de l'article de Simon Blin est à lire dans l'appli Libé

📷 @afpphoto

jeudi 5 décembre 2024

Les adultes aussi ont droit à un doudou

 

Les ados et les jeunes adultes dopent le secteur de la peluche, qui est alors dite «régressive», ce qui est péjoratif. C’est trop injuste, on a autant besoin (sinon plus) de réconfort que les gosses.
La bonne nouvelle : on assisterait ces temps-ci à un coming out pro-peluche massif. «Aujourd’hui il n’y a plus du tout de honte et c’est totalement assumé, c’était moins le cas avant», indique Sandra Callahan, directrice générale de Gipsy Toys, créateur et distributeur français de peluches. D’où la peluche serait-elle un privilège de l’enfance ?
Alors que le monde n’est que tempêtes, en quoi se confier à Soso ou Viggo, les avoir en porte-clés ou dormir avec, poserait-il un quelconque problème ? Les enfants ont à gérer la fin de la relation fusionnelle à la mère, l’adulte la fin des haricots, ça se vaut, non ? Et pour les adultes de tous âges, à notre avis.

✍️ @sabbchamp
📸 nndanko/Getty Images

mercredi 13 novembre 2024

La une de Libération du jeudi 14 novembre 2024

 

Sexualité des Français : alors ? Heureux ! C'est la une de

jeudi. Moins de rapports, mais plus satisfaisants et plus variés : pour la 4e fois depuis 1970, une vaste enquête s’est invitée dans les chambres à coucher du pays.

jeudi 17 octobre 2024

64% des Français "aimeraient que leur pays redevienne comme autrefois"

 

Les Français sont de plus en plus tournés vers le passé. Selon la grande enquête Global Trends réalisée chaque année par Ipsos, seulement 13% d’entre eux se dit optimiste concernant l’avenir du monde et 21% pour celui du pays. La nostalgie est en constante augmentation en France depuis 10 ans. Selon Ipsos, 64% des habitants de l’hexagone «aimeraient que leur pays redevienne comme autrefois», un niveau en hausse de 8 points en 10 ans, plus que partout ailleurs dans le monde. Beaucoup se montrent très largement critiques vis-à-vis des bénéfices de la mondialisation. Ils ne sont en effet que 34% en 2024 à affirmer qu’elle leur est bénéfique, contre 40% en 2022. C’est le score le plus faible observé sur les 50 marchés étudiés, avec 26 points d’écart avec la moyenne mondiale.

Alors comment expliquer une telle morosité ambiante ? Pour l’essayiste Jérôme Fourquet, auteur de La France d’après, notre pays «est un peu en panne d’un grand récit». «On est dans cette espèce d’entre-deux où on sait ce qu’on a quitté mais où on n’est pas encore sur quelque chose de totalement stabilisé. Nous avons basculé dans un monde en rupture avec des continuités plus anciennes», explique-t-il à ce sujet sur France Inter. Un sentiment effectivement ressenti par beaucoup, à l’instar de Françoise, pour qui «la mondialisation est un facteur anxiogène». Plus encore dans un contexte où tout le monde «est informé des problèmes en temps réel» via des chaînes d’information sur lesquelles il n’y a qu’«insécurité et conflits armés». La septuagénaire regrette aussi le recul de la place accordée à la spiritualité dans la vie quotidienne des Français. «Il y a moins de religion, au profit d’une recherche du plaisir immédiat», explique-t-elle. Elle déplore également le fait que plus personne ne raisonne «sur une vision à long terme», mais uniquement sur le temps présent. Cette grand-mère de deux petites filles admet qu’en conséquence, sa vie «se rétrécit» désormais «autour et seulement autour de sa famille».

#LeFigaro 
Crédits : AFP

jeudi 18 avril 2024

Ces Françaises et Français de confession musulmane qui songent à émigrer

 

Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais croisés. Les mots sont pourtant les mêmes, les sentiments partagés, le désarroi, l’impuissance, l’amertume, la colère, la tristesse. Qu’ils aient 30 ans ou 70 ans. Banquier d’affaires, agent des services publics, ingénieur, professeur ou artiste, ce sont des citoyens français « bien installés », comme ils disent. De confession musulmane et d’origine arabe aussi. « Et ça, en France, c’est la double peine, d’autant plus depuis le 7 octobre 2023 [date de l’attaque du Hamas en Israël] », lance Ismail, 59 ans, peintre parisien.
Tous les prénoms ont été modifiés, aucun des témoins n’a accepté de parler à visage découvert. Trop d’ennuis potentiels à la clé, craignent-ils. S’ils ont la conviction que les pouvoirs publics, de nombreux médias et une partie de l’opinion se raidissent chaque année davantage à leur égard, l’attaque terroriste du Hamas en Israël marque, à leurs yeux, un nouveau tournant dans la défiance qu’ils pensent susciter.
Tous dénoncent des discours politico-médiatiques « insupportables » envers les musulmans, une atmosphère « irrespirable, suffocante », un « acharnement des pouvoirs publics » à leur égard. Ils parlent d’un « immense gâchis », évoquent un « déchirement » vis-à-vis d’un pays, le leur, la France, qui leur a « tant donné », qui les a « formés », pour finalement en faire « des citoyens à part », se désolent-ils, « des boucs émissaires sans cesse montrés du doigt », qui se heurtent, professionnellement, à un plafond de verre.

Illustration : Séverin Millet

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...