Affichage des articles dont le libellé est Conflit Israël Palestine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Conflit Israël Palestine. Afficher tous les articles

jeudi 12 octobre 2023

Le Maroc en position d'équilibriste

 

Le Maroc a adopté un ton neutre en réaction à l’offensive lancée par le Hamas contre Israël et les représailles qui s’ensuivent. Rabat, qui a normalisé ses relations diplomatiques avec l’Etat hébreu il y a bientôt trois ans, a « condamné les attaques contre les civils d’où qu’ils soient » et appelé à « un arrêt immédiat de tous les actes de violences », selon un communiqué de la diplomatie marocaine publié samedi 7 octobre. « Une position d’orfèvre, résume l’historien Pierre Vermeren, afin de ne se brouiller ni avec son opinion publique, ni avec les Occidentaux, ni avec Israël, qui est son allié de fait. »
Rabat a rejoint en 2020 les accords d’Abraham, une entente entre Israël et plusieurs pays arabes négociée par Washington. En échange de ce rapprochement, les Etats-Unis, alors dirigés par Donald Trump, ont reconnu la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, territoire disputé entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie.
Depuis, les visites de responsables israéliens dans le royaume se sont succédé et des coopérations se sont nouées tous azimuts dans les domaines militaire, sécuritaire, économique, commercial ou encore touristique. Des accords qui, en réalité, sont venus officialiser six décennies de relations non avouées au cours desquelles les échanges s’opéraient en catimini. En juillet, Israël a reconnu à son tour la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, ouvrant la voie à un renforcement des relations entre les deux pays.

Photo : Un rassemblement en faveur de la Palestine, à Rabat, le 7 avril 2023. 

FADEL SENNA / AFP

La violence sans filtre se déverse sur les réseaux sociaux

 

Partout autour de lui, le grand rabbin de France, Haïm Korsia, voit les signes cliniques du stress post-traumatique se manifester chez ses proches. Des personnes l’appellent, très agitées, incapables de dormir, bouleversées par l’océan de vidéos barbares déferlant sur les réseaux sociaux auxquelles elles sont confrontées depuis le début de l’attaque du Hamas contre Israël. « Ils sont touchés par un trouble violent, leurs corps font écran à ces événements impensables, s’émeut-il. C’est une chose de savoir qu’une personne est morte, c’en est une autre de voir les images de son corps carbonisé sur Twitter [renommé X]. »
Lui se protège des images – « je n’ai pas vu les pires » – et tente de dissuader son entourage de les regarder. « Mais c’est difficile d’éloigner les enfants de ça », constate-t-il. Car à la violence intrinsèque des massacres du week-end des 7 et 8 octobre s’ajoute le volume massif des vidéos les documentant. « On n’a jamais vu d’attaque terroriste avec autant d’images disponibles, assure Philippe Corbé, le directeur des rédactions de BFM-TV. Des milliers de petits moments filmés nous arrivent dans tous les sens. »
Des cadavres de personnes âgées étendus devant un arrêt de bus ou de jeunes femmes abattues dans leur voiture, des berceaux ensanglantés, des corps d’enfants calcinés, des vidéos de blessés achevés à bout portant, des parents portant des nourrissons morts dans leurs bras au milieu de paysages bombardés : toutes ces scènes se déversent sans filtre sur Internet.
avez lu 20% de cet article. Retrouvez-le en suivant le lien sur notre profil.⁣⁣

Photo : Un Palestinien se prend en photo devant un char israélien détruit, près de la frontière avec la bande de Gaza, le 7 octobre 2023. 

STRINGER / REUTERS

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...