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lundi 25 septembre 2023

Ariane Lavrilleux présentée à un juge des libertés et de la détention


Après la perquisition de neuf heures à son domicile et une garde à vue de quarante-huit heures, voilà maintenant la journaliste d’investigation Ariane Lavrilleux convoquée ce lundi matin 25 septembre au tribunal de grande instance de Paris, selon une information de France Info. La journaliste, à l’origine de révélations sur la complicité de l’Etat français dans une «campagne d’exécutions arbitraires orchestrée par la dictature égyptienne», doit être présentée devant le juge des libertés et de la détention.
La semaine dernière, deux juges d’instruction parisiens, chargés depuis juillet 2022 d’une information judiciaire sur plusieurs infractions relatives au secret de la défense nationale, avaient ordonné le placement en garde à vue d’Ariane Lavrilleux, qui collabore pour le média Disclose, et d’un ancien militaire. La journaliste avait été relâchée mercredi soir, libre. L’ancien militaire, que la justice semble considérer comme l’une des sources d’articles publiés par le média Disclose et notamment signés par Ariane Lavrilleux, a lui été présenté jeudi aux juges d’instruction parisiens.

📸 Thomas Samson / AFP


mercredi 20 septembre 2023

Libération pour Ariane Lavrilleux

 

Une perquisition de neuf heures à son domicile et une garde à vue de plus de 37 heures. Tel est le régime enduré depuis mardi par la journaliste d’investigation Ariane Lavrilleux. Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées mercredi à Paris, Marseille et Lyon pour réclamer la «libération immédiate» de la journaliste de Disclose placée en garde à vue après avoir notamment révélé fin 2021 un possible détournement par l’Egypte d’une opération de renseignement française. «Ça fait 37 heures qu’elle est en garde à vue […], c’est énorme», a dénoncé Magali Serre, la présidente de Disclose. «Il y a une volonté de découvrir sa source et de nuire à la liberté d’informer», a-t-elle poursuivi lors du rassemblement convoqué en fin d’après-midi place de la République à Paris par Reporters sans Frontières (RSF), les syndicats de la profession et Disclose. «C’est surtout un message limpide à l’égard de tous les journalistes français, de (la part de) l’Etat, qui leur dit : si vous enquêtez sur des secrets d’Etat, vous risquez de terminer comme Ariane Lavrilleux, en garde à vue».

«Ce n’est pas un sujet technique ou corporatiste, défend la députée LFI de Seine-Saint-Denis Raquel Garrido, les journalistes ont besoin de leurs sources pour accéder à l’information, et donc travailler. Et cela est corollaire à notre droit à une information de qualité». Elle nous renvoie à l’histoire du Chili, qui est aussi la sienne, et des autres pays latino-américains. Puis martèle : «le droit à la protection des sources est un élément constitutif du droit de la presse. Cette enquête est d’intérêt public car elle révèle des informations qui concernent des violations des droits de l’homme».

✍️ Yoanna Herrera
📷 @albertfacelly

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