La discrète patronne du Sidaction, porteuse du VIH depuis l’âge de 30 ans, a su garder intacts ses idéaux de jeunesse.
Le destin de Florence Thune est intimement lié à celui d’un célèbre basketteur américain. Elle en sourit encore. Tout les oppose. Ils ne se sont jamais rencontrés. Pourtant, elle le présente comme «l’homme qui a changé sa vie». Janvier 1997. Florence Thune, 30 ans, apprend sa séropositivité. Le monde s’écroule. Un rapport non protégé avec son compagnon de l’époque, persuadée que «ce genre de chose n’arrive qu’aux autres», et la voilà atteinte d’un virus dont elle ne connaît rien. Elle s’isole, n’en parle à personne, surtout pas à ses parents, qu’elle souhaite préserver. Et elle rumine ce malheur dont, pense-t-elle alors, elle ne se relèvera pas. Un soir, devant sa télé, elle tombe sur l’émission Nulle part ailleurs. Philippe Gildas reçoit Magic Johnson, star du dribble et du lancer-franc. Le sportif révèle vivre avec le VIH. «Lueur d’espoir» de l’autre côté du poste. Pour la première fois, Florence Thune entend quelqu’un parler ouvertement de sa séropositivité. «Voir ce grand gaillard de 2 mètres de haut, manifestement en bonne santé, porter ce message à ce moment-là, m’a aidée à vivre», raconte-t-elle.
👉 Lire le portrait signé Marceau Taburet en entier sur Liberation.fr
📸 @cyril.zannettacci
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
dimanche 24 mars 2024
Florence Thune séro-combative
mercredi 22 février 2023
Le patient de Düsseldorf
C’est un nouveau cas officiel de guérison du VIH après une greffe de moelle osseuse : le « patient de Düsseldorf » n’a plus aucune trace du virus dans son organisme, indiquent des travaux publiés lundi 20 février dans Nature Medicine.
Seulement deux cas de guérison similaires ont été décrits jusqu’à présent dans des publications scientifiques : le « patient de Berlin » en 2009 et le « patient de Londres » en 2019.
Deux autres cas de guérisons ont été détaillés l’an dernier lors de conférences scientifiques, mais n’ont pas encore donné lieu à des publications en bonne et due forme.
Ce troisième patient, un homme suivi à Düsseldorf, a reçu une greffe de cellules souches pour traiter une leucémie, puis a pu interrompre son traitement antirétroviral contre le VIH, a décrit le consortium international IciStem, dont l’Institut Pasteur est partenaire, dans l’étude.
Photo : Cette étude apporte de l’espoir au monde scientifique qui se consacre à la lutte contre le VIH depuis quarante ans.
NIRANJAN SHRESTHA / AP
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