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jeudi 5 septembre 2024

Les salariés en télétravail sont les premiers licenciés pour réduire les effectifs

 

La Texane Christy Tabors, 35 ans, travaillait à distance pour un sous-traitant du groupe Meta. Au printemps 2023, elle a reçu un appel téléphonique. Son emploi était supprimé. Elle a appelé sa cheffe de service, qui n’était même pas au courant. La décision avait été prise dans les sphères supérieures. Le licenciement éclair de Mme Tabors n’a rien d’original. Sur TikTok, les témoignages d’employés remerciés qui travaillaient chez eux se multiplient. L’un n’avait pas frappé assez souvent les touches de son clavier d’ordinateur, un logiciel espion avait donc considéré qu’il n’était pas assidu. Une autre, commerciale de Cloudflare, avait « peu de chances de réussir », selon sa direction, qui l’a écartée.
Pendant la pandémie, les grandes entreprises du secteur du high-tech avaient beaucoup embauché. A la fin de la crise sanitaire a succédé une vague de suppressions d’emplois qui touche les cols blancs, et particulièrement les employés à distance. La probabilité d’être « remercié » est ainsi 35 % plus forte pour les salariés à distance que pour ceux qui fréquentent assidûment le bureau, indique un sondage de l’éditeur de logiciels Live Data Technologies, qui a interrogé deux millions de cols blancs en 2023, employés de bureau et travailleurs à domicile.

 Retrouvez-le en suivant le lien sur notre profil.⁣⁣ #LeMonde

Article : Caroline Talbot
Photo : Guido Mieth/GO Vision / Photononstop

mercredi 19 juin 2024

"Le bureau est devenu un signe ostentatoire de richesse"

 

Admirez la vue sur la tour Eiffel et les monuments emblématiques de Paris depuis le rooftop de Kwerk. Magnifiez naturellement votre teint et votre chevelure grâce à l’atelier colorimétrie de Deskopolitan. Chez The Bureau, faites réaliser votre costume sur mesure. Puis retournez travailler. Car oui, vous êtes bien dans des espaces de coworking, même si le terme y est banni. Ici, on fait du « haute couture office ». Là, on évite de prononcer le terme « bureau », on parle plutôt de « suite ». Partout, on propose aux occupants une expérience de travail « unique », inspirée de l’univers du luxe.
« La tendance aujourd’hui, c’est : “Montre-moi où tu bosses, je te dirai qui tu es” », résume Laurent Geneslay, fondateur de The Bureau. Cet ancien tradeur a quitté le monde de la finance en 2015, avec l’objectif de bousculer les codes des bureaux. Les espaces de coworking traditionnels ne correspondent plus aux aspirations d’une nouvelle génération soucieuse de promouvoir le bien-être au travail. « J’ai voulu dépoussiérer les centres d’affaires, avec leur tour monoactivité et leur routine métro, boulot, dodo. J’ai imaginé un espace haut de gamme, dans une localisation centrale, avec une belle déco, des services à la clé pour que les occupants n’aient rien d’autre à gérer que leur travail, et un bon restaurant pour négocier autour de la table », explique Laurent Geneslay.

Illustration : Pepe Serra

jeudi 14 mars 2024

Plus de la moitié des cadres ne veulent pas revenir en arrière

 

Le télétravail s’est désormais imposé dans la vie des cadres. Dans sa dernière enquête, publiée mardi 12 mars, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) révèle en effet que les deux tiers d’entre eux ont pris l’habitude de travailler régulièrement depuis leur domicile, soit au moins un jour par semaine et plus de deux jours pour un quart d’entre eux.
« On aurait pu penser qu’au fil du temps nous assisterions à un mouvement de reflux, et bien pas du tout, c’est le contraire qui se produit », souligne Gilles Gateau, directeur général de l’APEC. A ce jour, 67 % des cadres déclarent désormais travailler à distance contre 63 % en 2021. « La pratique continue à se diffuser, pas tant dans les grandes entreprises, où elle est déjà très élevée, mais dans les TPE et les PME », ajoute-t-il.
Au-delà de cet ancrage, l’étude valide une autre tendance : pour plus de la moitié des cadres, le télétravail n’est plus une simple option mais un « acquis ». Ainsi, sept télétravailleurs cadres sur dix seraient mécontents si leur entreprise supprimait l’accès à ce mode d’organisation ou diminuait le nombre de jours auxquels ils y ont recours.

Photo : Guido Mieth/GO Vision / Photononstop

lundi 18 décembre 2023

Les conditions de travail sont "globalement moins bonnes" en open space

 

Les open spaces − ou bureaux paysagers, en français − sont censés améliorer la productivité grâce à une meilleure communication entre salariés, et réduire les coûts immobiliers par un aménagement plus rationnel des espaces. Revers de la médaille, ils sont accusés, depuis leur irruption en France dans les années 1990, de dégrader la qualité de vie professionnelle.
La direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du travail (Dares), qui recense 3,2 millions de salariés français évoluant dans ce type d’aménagement en 2019, soit 13 % du total, abonde en ce sens. L’institution vient de publier un volet consacré aux open spaces, issu de son étude triennale sur les conditions de travail, qui portait sur 7 306 salariés en emploi de bureau. Parmi eux, deux sur cinq sont concernés par les bureaux paysagers. Il en ressort que les conditions d’exercice de ce mode de travail demeurent « globalement moins bonnes » que celles des salariés opérant dans des bureaux classiques, quand bien même les écarts sont souvent minimes.
Ainsi les salariés en open space sont-ils soumis à une plus grande intensité du travail et à plus de contraintes, 39 % d’entre eux (contre 33 % en bureau classique) étant soumis à au moins trois contraintes de rythme parmi huit (dépendance immédiate vis-à-vis du travail d’un ou de plusieurs collègues, normes de production ou délais à respecter en une heure ou en une journée au plus, contrôle ou suivi informatisé…). Ils sont moins nombreux à se sentir capables (61 %, contre 70 % pour leurs homologues en bureau classique) et à avoir envie (46 %, contre 57 %) de faire le même travail jusqu’à la retraite, et plus nombreux à avoir déclaré un arrêt maladie (hors maternité) au cours des douze derniers mois précédant l’enquête (34 %, contre 27 %).

Photo : Wavebreak Media / Photononstop

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...