En France, au moins 10000 mineurs, en large majorité des filles, sont victimes d’exploitation sexuelle. Face à cette situation, ce sont souvent les mères qui se battent pour sauver leur enfant des griffes des proxénètes. Isolées, désemparées, en proie à la culpabilité, elles se heurtent fréquemment à l’indifférence de la police et se sentent abandonnées par les pouvoirs publics. Des associations les aident à mener ce combat de chaque instant. Selon Jean-Claude, ancien gendarme et enquêteur bénévole à l’association Assistance et recherche de personnes disparues, ce nouveau proxénétisme est une extension du trafic de drogue. « Ce sont les mêmes mecs, qui se sont aperçus qu’il était moins risqué de faire travailler des gamines plutôt que de dealer de la drogue. Quand ils sont condamnés pour proxénétisme, les peines sont souvent moins lourdes. Alors, c’est bien joli de faire des opérations “Place nette”, mais j’aimerais que nos dirigeants se souviennent que dans les appartements au-dessus des points de deal, il y a des filles mineures qui se font violer. » Retrouvez notre reportage en cliquant sur le lien linkin.bio de notre profil.
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(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
lundi 23 septembre 2024
Ces mères qui tentent de sauver leur enfant des griffes des proxénètes
vendredi 3 mai 2024
Le gouvernement réaffirme la position abolitionniste de la France
Il a été principalement question de valeurs, lors de la présentation, jeudi 2 mai, au ministère des droits des femmes, de la nouvelle stratégie de lutte contre la prostitution. L’occasion, pour Aurore Bergé, la ministre déléguée chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations, de réaffirmer haut et fort la « position abolitionniste que la France porte avec constance » depuis l’adoption de la loi du 13 avril 2016.
Cette loi-cadre « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées » avait supprimé le délit de racolage, instauré la pénalisation des clients et créé un parcours de sortie de la prostitution, dispositif d’accompagnement social ouvrant l’accès, notamment, à un titre de séjour provisoire.
Son adoption, au terme de trois ans de vifs débats parlementaires, signait la victoire du camp abolitionniste, qui considère avant tout les prostituées comme des victimes à protéger. En face, les partisans du modèle réglementariste estiment que le commerce du sexe est une activité professionnelle qu’il convient au contraire d’encadrer. Plusieurs associations de « travailleurs du sexe » ont d’ailleurs déposé, en décembre 2019, un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme pour demander l’abrogation de la loi de 2016.
Illustration : SEVERIN MILLET
lundi 12 juin 2023
La Belgique a décriminalisé la prostitution
Installée sur la terrasse de sa maison au standing ultramoderne en périphérie de Bruxelles, dans une commune tenue secrète par souci de discrétion, Sonia Verstappen met les petits plats dans les grands en ce début d’après-midi. Cette ancienne travailleuse du sexe de 71 ans, aujourd’hui à la retraite, apporte le plateau de fromages et semble prête à déboucher le rosé ou le champagne. Un apéro avant l’heure. Comme s’il y avait quelque chose à fêter.
Le 1er juin 2022, la Belgique est devenue le premier pays européen et le deuxième au monde, après la Nouvelle-Zélande en 2003, à décriminaliser la prostitution.
Visage poudré et silhouette entièrement vêtue de noir, la septuagénaire est l’une des cofondateurs d’Utsopi, le premier collectif de travailleurs du sexe du pays créé en 2015.
Photo : Sonia Verstappen chez elle, dans la banlieue de Bruxelles, le 26 mai 2023. @gaelturine #PourMLeMagazineDuMonde @m_magazine
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...