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jeudi 5 septembre 2024

L'irrésistible vague des médicaments anti-obésité

 

Assiste-t-on à un tournant dans la lutte contre l’obésité ? Après des décennies d’échecs dans la mise au point de traitements efficaces, l’arrivée d’une nouvelle génération de médicaments, qui affiche des résultats cliniques particulièrement prometteurs (de 15 % à 20 % de perte de poids en moyenne), suscite un vif enthousiasme ces dernières années auprès des patients. Au point que leurs fabricants, submergés par les commandes, peinent à répondre à la demande, malgré des usines tournant à plein régime.
Avec plus d’un milliard de personnes dans le monde atteintes d’obésité, dont 890 millions d’adultes, ces traitements ne manquent pas de clients potentiels. D’autant que ces chiffres ne cessent de croître. En l’espace de trente ans, le taux d’obésité a plus que doublé chez les adultes et quadruplé parmi les enfants et les adolescents. Une aubaine pour le danois Novo Nordisk et l’américain Lilly, les laboratoires pharmaceutiques à l’origine du Wegovy et du Zepbound, ces nouveaux médicaments anti-obésité tant convoités. Les industriels n’ont d’ailleurs pas eu beaucoup d’efforts à fournir pour populariser leurs produits. Sur les réseaux sociaux, des anonymes euphoriques, à coups de photos virales avant et après traitement, se sont chargés d’en assurer la promotion.

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Article : Zeliha Chaffin
Photo : Des boîtes du médicament contre le diabète Ozempic dans une pharmacie, à Los Angeles, le 17 avril 2023. MARIO TAMA / Getty Images via AFP

lundi 1 juillet 2024

L' OMS tire "le signal d'alarme" sur une activité insuffisante dans le monde

 

Une nouvelle fois, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) tire le « signal d’alarme ». Près d’un tiers des adultes dans le monde, 31,3 %, avaient une activité physique insuffisante en 2022. Un chiffre en hausse de 5 % par rapport à 2010, selon un travail mené par des chercheurs de l’OMS et des collègues universitaires, publié dans la revue The Lancet Global Health, mercredi 26 juin. Celui-ci a pris en compte 507 études menées dans 163 pays. « Le monde ne va pas dans la bonne direction », a lancé Rüdiger Krech, directeur de la promotion de la santé à l’OMS, lors d’une conférence de presse la veille. Si la tendance actuelle se poursuit, les niveaux d’inactivité devraient atteindre 35 % d’ici à 2030, s’inquiète l’organisation.
Ainsi, ce sont environ 1,8 milliard de personnes qui ne pratiquent pas une activité physique à la hauteur des recommandations pour la santé, soit au moins cent cinquante minutes d’activité physique modérée par semaine (marche, natation, vélo…) ou soixante-quinze minutes d’activité intense (course à pied, sports collectifs…), ou une combinaison des deux. « L’inactivité physique est une menace silencieuse pour la santé mondiale », a poursuivi Rüdiger Krech. Cette tendance est « à l’opposé des espérances » puisque l’objectif de l’OMS était de réduire de 15 % l’inactivité physique à l’horizon 2030, a-t-il encore regretté.
L’inactivité expose à des risques accrus de maladies cardio-vasculaires, de diabète de type 2, de certains cancers, comme ceux du sein et du côlon, mais aussi de troubles mentaux, a rappelé M. Krech. Près de 500 millions de personnes pourraient développer des pathologies attribuables à l’inactivité physique, entre 2020 et 2030, ce qui coûterait 27 milliards de dollars (25 milliards d’euros) par an, a souligné Leanne Riley, médecin du département des maladies non transmissibles de l’OMS.

#Lemonde

Photo 2 : RADIUS IMAGES / PHOTONONSTOP

mardi 18 juin 2024

L'Ozempic médicament contre le diabète détourner de sa fonction première

 

Destiné au traitement du diabète, ce médicament est aujourd’hui détourné pour perdre du poids. Selon le pharmacologue Jean-Luc Faillie, le phénomène reste rare en France, mais il met en garde contre les effets indésirables d’une utilisation hors cadre médical.
Les médicaments pour maigrir suscitent toujours l’engouement. Aujourd’hui, c’est au tour de l’Ozempic, un antidiabétique détourné pour perdre du poids. Comment percevez-vous cette frénésie ?
Tout d’abord, si ce médicament est utilisé pour les obésités sévères, compliquées, ou à risque de complications, notamment cardio-vasculaires, on peut parler de détournement, mais il s’explique et peut se justifier sur le plan médical. Ce ne serait pas la première fois qu’on démontrerait qu’un produit initialement destiné à une maladie fonctionne pour une autre. Aujourd’hui, on sait que les analogues du GLP-1 [une hormone digestive naturelle] ont un effet sur le poids et qu’ils ont un bénéfice clinique chez les patients souffrant d’obésité sévère.
Selon les données de consommation de l’Assurance-maladie, environ 1,5 % des 230 000 utilisateurs d’Ozempic ne seraient pas diabétiques. Bien que cette estimation soit probablement sous-évaluée, ce phénomène reste rare en France à l’heure actuelle. Sur le terrain, on constate une demande très forte pour ce médicament avec une envie de perdre quelques kilos amplifiée par des réseaux sociaux, comme TikTok, et des influenceurs qui servent de caisse de résonance. Et cette quête d’une silhouette plus fine pousse certaines personnes à faire n’importe quoi pour se procurer le produit.

Photo : Jean-Luc Faillie, photo personnelle.

dimanche 3 mars 2024

Plus d'un milliard de personnes sont aujourd'hui obèses dans le monde

 

L’épidémie mondiale d’obésité poursuit sa hausse vertigineuse. En à peine plus de trente ans, le taux d’obésité à travers le monde a plus que doublé pour les adultes, et quadruplé parmi les enfants et les adolescents. Plus d’un milliard de personnes sont aujourd’hui obèses, soit une sur huit. Tel est le principal résultat d’une vaste étude publiée par The Lancet, vendredi 1er mars, trois jours avant la Journée mondiale de l’obésité, une pathologie associée à de nombreuses complications (diabète de type 2, maladies cardiaques, hypertension artérielle, cancers…) et qui, avec le surpoids, est la cinquième cause de décès dans le monde. D’après le journal scientifique britannique, 879 millions d’adultes et 159 millions d’enfants et adolescents étaient obèses en 2022 ; en 1990, ils étaient respectivement 195 millions et 31 millions.
Les femmes représentent la majeure partie des adultes touchés (504 millions, soit 57 %), mais c’est chez les hommes que la tendance a progressé le plus vite en trente ans : pour eux, la prévalence a quasiment triplé, tandis qu’elle a doublé chez les femmes. Chez les enfants, l’obésité touche surtout les garçons (94 millions, soit 59 %) et la hausse de la prévalence est comparable entre les sexes – facteur 4 pour les filles et 4,4 pour les garçons.

Photo : A New York, le 16 août 2016. Mark Lennihan / AP

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

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