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jeudi 5 septembre 2024

L'irrésistible vague des médicaments anti-obésité

 

Assiste-t-on à un tournant dans la lutte contre l’obésité ? Après des décennies d’échecs dans la mise au point de traitements efficaces, l’arrivée d’une nouvelle génération de médicaments, qui affiche des résultats cliniques particulièrement prometteurs (de 15 % à 20 % de perte de poids en moyenne), suscite un vif enthousiasme ces dernières années auprès des patients. Au point que leurs fabricants, submergés par les commandes, peinent à répondre à la demande, malgré des usines tournant à plein régime.
Avec plus d’un milliard de personnes dans le monde atteintes d’obésité, dont 890 millions d’adultes, ces traitements ne manquent pas de clients potentiels. D’autant que ces chiffres ne cessent de croître. En l’espace de trente ans, le taux d’obésité a plus que doublé chez les adultes et quadruplé parmi les enfants et les adolescents. Une aubaine pour le danois Novo Nordisk et l’américain Lilly, les laboratoires pharmaceutiques à l’origine du Wegovy et du Zepbound, ces nouveaux médicaments anti-obésité tant convoités. Les industriels n’ont d’ailleurs pas eu beaucoup d’efforts à fournir pour populariser leurs produits. Sur les réseaux sociaux, des anonymes euphoriques, à coups de photos virales avant et après traitement, se sont chargés d’en assurer la promotion.

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Article : Zeliha Chaffin
Photo : Des boîtes du médicament contre le diabète Ozempic dans une pharmacie, à Los Angeles, le 17 avril 2023. MARIO TAMA / Getty Images via AFP

mardi 18 juin 2024

L'Ozempic médicament contre le diabète détourner de sa fonction première

 

Destiné au traitement du diabète, ce médicament est aujourd’hui détourné pour perdre du poids. Selon le pharmacologue Jean-Luc Faillie, le phénomène reste rare en France, mais il met en garde contre les effets indésirables d’une utilisation hors cadre médical.
Les médicaments pour maigrir suscitent toujours l’engouement. Aujourd’hui, c’est au tour de l’Ozempic, un antidiabétique détourné pour perdre du poids. Comment percevez-vous cette frénésie ?
Tout d’abord, si ce médicament est utilisé pour les obésités sévères, compliquées, ou à risque de complications, notamment cardio-vasculaires, on peut parler de détournement, mais il s’explique et peut se justifier sur le plan médical. Ce ne serait pas la première fois qu’on démontrerait qu’un produit initialement destiné à une maladie fonctionne pour une autre. Aujourd’hui, on sait que les analogues du GLP-1 [une hormone digestive naturelle] ont un effet sur le poids et qu’ils ont un bénéfice clinique chez les patients souffrant d’obésité sévère.
Selon les données de consommation de l’Assurance-maladie, environ 1,5 % des 230 000 utilisateurs d’Ozempic ne seraient pas diabétiques. Bien que cette estimation soit probablement sous-évaluée, ce phénomène reste rare en France à l’heure actuelle. Sur le terrain, on constate une demande très forte pour ce médicament avec une envie de perdre quelques kilos amplifiée par des réseaux sociaux, comme TikTok, et des influenceurs qui servent de caisse de résonance. Et cette quête d’une silhouette plus fine pousse certaines personnes à faire n’importe quoi pour se procurer le produit.

Photo : Jean-Luc Faillie, photo personnelle.

samedi 6 avril 2024

Parkinson une étude suggère chez l'homme l'effet protecteur d'un anti diabétique

 

Parviendra-t-on, à terme, à freiner l’évolution de la maladie de Parkinson, la deuxième affection neurodégénérative – elle touche plus de 167 000 personnes en France, où 25 000 nouveaux diagnostics sont posés chaque année – la plus fréquente après Alzheimer ? C’est l’espoir ouvert par une étude menée chez des patients par le réseau NS-Park des centres experts Parkinson français, publiée le 3 avril dans le New England Journal of Medicine (NEJM).
Cet espoir repose sur une molécule loin d’être attendue dans cette affection neurologique : un antidiabétique de la famille des analogues du GLP-1, dont fait partie l’Ozempic (sémaglutide), plus connu pour son mésusage à des fins de perte de poids que pour son indication d’origine, le diabète de type 2. Le GLP-1, rappelons-le, est une hormone qui contrôle le taux de glucose dans le sang et réduit l’appétit. Sécrétée par des cellules de l’intestin en réponse à la prise d’aliments, elle stimule la production d’insuline par les cellules du pancréas. Ses analogues sont donc des armes de choix contre le diabète de type 2, lié à un déficit de la production ou du fonctionnement de l’insuline.
Selon l’essai préliminaire publié dans le NEJM, un médicament de cette famille, le lixisénatide, pourrait aussi ralentir la progression de la maladie de Parkinson. Il a été évalué chez 156 patients âgés de 40 à 76 ans (moyenne d’âge, 60 ans), tous diagnostiqués depuis moins de trois ans. Tous étaient déjà traités par la L-Dopa ou ses équivalents : disponibles depuis cinquante ans, ces médicaments anti-Parkinson visent à pallier le manque de dopamine, ce neurotransmetteur qui permet à certains neurones de communiquer dans le cerveau.

Photo : Au Centre d’innovation avancée en génomique de l’Université de Pékin, le 14 mai 2020. WANG ZHAO / AFP

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

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