Le cycle menstruel de Jade (le prénom a été modifié) a longtemps été caractérisé par des douleurs persistantes, décrites comme des « coups de couteau incessants ». Celles-ci sont accompagnées de diarrhées, de migraines « très, très fortes », insiste-t-elle, ainsi que de crampes abdominales. Dans ces conditions, se rendre au travail était impossible pour elle : « J’étais incapable de me déplacer, alors, je me mettais en arrêt maladie et je perdais deux jours de salaire. »
Une solution qui a vite montré ses limites, puisque avec la baisse de son pouvoir d’achat, consulter des spécialistes pour comprendre les raisons de ses souffrances et les soulager devenait de moins en moins abordable. Quand elle apprend qu’elle est atteinte d’endométriose, il y a douze ans, elle entame un traitement qui atténue l’intensité de ses douleurs, sans les dissiper. Sur son échelle personnelle, Jade estime que ses douleurs sont passées « d’intenses à gérables » : soit le même lot de souffrance sans les coups de couteau. Mais d’un cycle à l’autre, la situation peut évoluer. Alors, elle s’adapte et, désormais, son employeur aussi.
En septembre 2023, elle a rejoint l’équipe de la commune de Saint-Ouen-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), qui avait annoncé, le 8 mars de la même année, mettre en place un congé menstruel pour les salariées souffrant de règles incapacitantes. Une mesure qu’elle avait à l’esprit en acceptant ce travail.
Illustration : Léa Girardot
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
jeudi 16 mai 2024
Le congé menstruel fait son chemin chez les employées de la commune de St Ouen
vendredi 9 juin 2023
𝗧𝗵𝗼𝗺𝗮𝘀 𝗥𝗮𝗺𝗼𝘀, 𝗺𝗮𝗿𝗶 𝗴𝗮𝗴𝗻𝗮𝗻𝘁
Arrière désormais incontournable du @stadetoulousainrugby et du XV de @francerugby, le rugbyman s’engage au côté de sa femme dans la lutte contre l’endométriose.
Livré à soi-même, «on devient adulte plus vite dans une grande ville où, sans repères, il faut apprendre à gérer seul certaines situations, en veillant à rester sérieux», afin de ne pas dilapider l’investissement humain. Douze ans plus tard, s’estimant «en pleine maturité sportive», @thomasramos_15 garde cependant les yeux grands ouverts. «J’observe tout ce qui se passe autour de moi, la détresse qui s’exprime dans la rue, comme les soucis qu’ont de plus en plus de gens à remplir leur chariot sans se ruiner».
🎗️ «J’évite autant que possible que mes états d’âme de joueur ne polluent la vie de mon entourage», développe le mari de Sophie, au côté de laquelle il dispute une autre partie. La jeune femme, qui a repris des études pour devenir orthophoniste, souffre en effet d’endométriose. Un tourment physique (maux de ventre, règles douloureuses…) et moral que le couple a choisi de médiatiser, afin d’éveiller les consciences, en s’engageant au sein de l’association @endofrance, dont Thomas Ramos est devenu le parrain en 2019.
«Pour lutter contre cette maladie, il faut déjà l’identifier, la comprendre et l’accepter. Or il n’y a toujours pas assez de médecins et de personnel hospitalier spécifiquement formés dans ce domaine, déplore le conjoint, précisant que c’est sa femme elle-même qui, à force d’amasser de la documentation sur Internet, a mis sur la piste un corps médical dubitatif, qui peinait à établir le bon diagnostic.
➡ Lire le portrait en entier sur le site Liberation.fr
📸 @ulrich_lebeuf
✍️ Gilles Renault
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