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mercredi 29 novembre 2023

Katell Quillévéré

 

Katell Quillévéré fait partie de ces réalisatrices qui réforment doucement mais sûrement et profondément le cinéma français, comme Rebecca Zlotowski, Céline Sciamma ou Justine Triet, par le choix des sujets de leurs films, mais aussi par leur engagement concret ou leur parole.
Lorsqu’elle était encore étudiante en cinéma et en philosophie, la cinéaste a ainsi travaillé pour la SRF, Société des réalisatrices et réalisateurs de films, dont elle est revenue, plus tard – entre 2013 et 2016 –, partager bénévolement la présidence.
Cette association milite, entre autres choses, pour la diversité et pour la parité dans le cinéma et l’audiovisuel.
Dans son nouveau long métrage, “Le Temps d’aimer”, dévoilé au dernier Festival de Cannes et en salles à partir du 29 novembre, Katell Quillévéré fait plus que jamais preuve d’une ambition exaltante.
Elle y évoque plusieurs décennies de la société française, depuis le lendemain de la Libération, et éclaire à sa manière subtile des grands sujets intemporels tels que le couple, l’orientation sexuelle et la parentalité…

Entretien signé Louis Guichard

dimanche 21 mai 2023

Vincent Lacoste

 

Vincent Lacoste est à #Cannes2023, à l’affiche du film “Le Temps d’aimer” de Katell Quillévéré. Il y incarne François, étudiant riche et insaisissable qu’une légère séquelle de la polio singularise encore.

C’est sur une plage normande qu’il fera la connaissance de Madeleine (Anaïs Demoustier) mère célibataire d’un petit garçon. Tous deux ont envie d’oubli et de renouveau et chacun(e) croit les trouver en l’autre. L’avenir leur appartient, même si un secret menace leur amour.

À travers ses deux héros, Katell Quillévéré. invite à une réflexion sur le couple, entité à mi-chemin entre le malentendu et le miracle, selon le film. L’aventure au long cours de Madeleine et François repose ainsi sur des déceptions et des trahisons, qui, une fois surmontées, renforcent encore leurs liens, construisent une solidarité puissante, indéfectible.

Anaïs Demoustier et Vincent Lacoste incarnent ces complexités avec panache, lui par une fragilité lunaire et émouvante, elle, en puisant plus profond que dans sa fantaisie naturelle, jusqu’à la transfiguration.

✍ Louis Guichard.
À l’image : @vincentlacoste, à #Cannes, le 20 mai 2023.
Crédits : @jean_francoisrobert pour Télérama

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