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mardi 9 avril 2024

Emmanuel Macron va décorer Thierry Ardisson de la légion d'honneur

 

Jeudi, l’Elysée sera the place to be pour les patrons de l’audiovisuel. Parmi les invités de Thierry Ardisson, promu chevalier de la Légion d’honneur – Emmanuel Macron lui pardonnera ses opinions monarchistes – on y verra entre autres Delphine Ernotte, la présidente de France Télévisions, et Rodolphe Belmer, le PDG de TF1. Mais pas de petits fours pour Quentin Bataillon, le député Renaissance qui s’est épanché contre Yann Barthès dans Touche pas à mon poste, l’émission de Cyril Hanouna. Thierry Ardisson l’a sèchement «désinvité» par un SMS au vitriol : «T’as déconné frère ! Suite à ta prestation chez Cyril Hanouna, ta présence n’est pas souhaitée !» Et, citant Shakespeare, d’ajouter : «On ne dîne pas avec le diable même avec une longue cuillère. Parles-en avec tes nouveaux amis Cyril et Moundir, ils connaissent sûrement.»
S’il reçoit la médaille des mains présidentielles, c’est que le célèbre animateur – trente-six ans d’antenne – a marqué la télé par ses talk-shows inventifs et souvent provocants. Ardisson a incarné le Paris de la nuit des années 1980 à 2000.

👉 Lire la suite de l'article de Laurence Benhamou sur le site de Libé

vendredi 23 juin 2023

Thierry Ardisson

 

Lancez le jingle ! 

Interview vampire ! Le nécrophage en blazer, le revenant sous perfusion de cadavres variétoches, le ventriloque d’icônes trempées dans le formol algorithmique ! Post-pandémie, l’ex-inquisiteur salace du PAF revenait sur le service public après son éviction acrimonieuse des canaux bolloréens, avec un tête-à-tête d’outre-tombe face à une Dalida deepfakée. L’ex-pubard (y compris au service de Libé) n’a jamais manqué d’idées, plus ou moins douteuses, du slogan «Chaussée aux moines» aux pugilats hertziens du samedi soir. Mais le dernier concept made in Ardisson, intitulé «Hôtel du temps», n’a pas enflammé l’audimat, poussant le confesseur post-mortem à repousser le deuxième épisode dédié à Gabin et à chercher un squelette plus bankable. Voilà donc Coluche ressuscité cette semaine. Proie juteuse.

Notre Dracula nous attend tôt le matin dans le bar aussi tamisé qu’une grotte du Meurice, où il tourne l’émission. Musique classique en sourdine, tutoiement de rigueur, on trinque à l’eau. «Jamais boire avant le coucher du soleil, c’est le secret !», intime le noctambule, qui déroule illico. «J’ai toujours aimé interviewer les morts !» (cf. dates) A l’époque, une perruque sur un comédien faisait l’affaire. «Mais c’était un peu music-hall…» Alors, vive la post-vérité pixélisée, d’autant plus, que, à l’entendre, les vraies stars d’aujourd’hui, ce sont les étoiles mortes. Tout est fade pour celui qui s’est coltiné Gainsbourg à trois grammes et a joué en plateau au proxo pour Brad Pitt («you want sex for tonight ? Drugs ?»). Et puis, aujourd’hui, «on ne peut plus rien dire». La sentence tombe en cinq minutes, mais on a évité «Coluche serait en prison». En sus, question promo, «les Américains viennent plus». S’il avait encore un talk-show, il serait au chômage technique.

👉 L'intégralité du portrait par Guillaume Gendron est à lire dans l'appli Libé

📷 @audoin_desforges

📺 «Hôtel du Temps : l’aventure continue – Coluche» est diffusé ce vendredi à 21h10 sur @france3

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