Affichage des articles dont le libellé est Spielberg. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Spielberg. Afficher tous les articles

mercredi 22 février 2023

Le dernier Spielberg

 



«Je me cachais de cette histoire depuis que j’ai 17 ans. 
Tout le monde me voit comme une incroyable success story, mais personne ne sait rien jusqu’à ce qu’on ait soi-même assez de courage pour dire : “Voilà qui je suis.”» 
C’est avec ces mots humbles que Steven Spielberg recevait le Golden Globe du meilleur film pour The Fabelmans en janvier. 
Même ceux qui n’ont pas attendu les années 2010 pour considérer qu’il est un grand cinéaste ont été surpris par une telle mise à nu. 
Autant prévenir tout de suite : ce n’est rien à côté du film.

A 75 ans, Spielberg s’offre le luxe de réaliser son propre biopic : les Fabelman en question ne sont autres que les Spielberg eux-mêmes dans ce film où il raconte son enfance et son adolescence, dans l’Amérique moyenne des années 50 et 60. 
Transbahutés de ville en ville au gré de l’ascension sociale du père, génie informatique dont les découvertes précipitent l’avènement des ordinateurs, Sammy, ses trois sœurs et leur mère Mitzi tentent d’exister tant bien que mal. 
Pour Sammy, ce n’est pas difficile : il s’est découvert une passion pour le cinéma, et avec la petite caméra de ses parents, passe tout son temps libre à mettre en scène ses sœurs dans de petits courts métrages amateurs. 
Leur maison est un véritable champ de bataille avec des gamines qui courent en hurlant, couvertes de sang-ketchup ou emmaillotées dans du PQ parce que leur frère a décidé de les déguiser en momies.

Comme toujours chez le cinéaste, le récit virevolte avec une facilité étincelante, mais dans le même temps, son cinéma n’a jamais paru si épuré. 
Car même si le film est foisonnant, truffé d’anecdotes sur près de 2h30, il s’articule autour de trois axes simples et forts : la découverte du cinéma, la séparation de ses parents et sa judéité.

👉 La critique de Clélia Cohen est à lire dans l'appli Libé

📷 Merie Weismiller Wallace / Universal Pictures and Amblin Entertainment

jeudi 22 décembre 2022

Steven Spielberg et les requins

 


«Je regrette vraiment que la population de requins ait été décimée à cause du livre et du film. 

Je le regrette vraiment, vraiment.» C’est par ces mots que Steven Spielberg, interviewé par la BBC radio ce dimanche 18 décembre, a exprimé ses remords après le succès de son deuxième long métrage : «Les Dents de la mer», et les conséquences de ce dernier sur la faune marine au lendemain de sa parution en salles, il y a 47 ans. 

Car si ce thriller sanglant fit tressauter les salles de cinéma à sa sortie en 1975, il a profondément bouleversé la perception des requins par le public, contribuant ainsi au massacre en masse de ces animaux marins.

«C’est une des choses que je crains toujours, confie par ailleurs le réalisateur américain, que les requins m’en veuillent en quelque sorte pour la frénésie alimentaire des pêcheurs sportifs fous qui s’est produite après 1975.» 

Une inquiétude légitime, puisque selon une étude publiée dans la revue @nature_the_journal l’année dernière, la population mondiale de requins a diminué de 71 % depuis les années 1970 en raison de la surpêche, et selon le @sharkconservationfund, 36 % des 1 250 espèces de requins et de raies recensées dans le monde sont actuellement menacées d’extinction.

Suspense, montée en puissance et arguments pseudo-scientifiques, le public fut rapidement séduit par la finesse du scénario. Pourtant, la peinture que le réalisateur dresse des squales a durablement marqué les esprits, vidant pour un court instant les rivages furtivement désertés par des baigneurs effrayés, avant de mettre durablement en péril la vie de ces bêtes. 

A ce titre, des plages ont parfois été entourées de barrières, et certaines communautés se mirent à proposer des récompenses et de l’argent à qui ramènerait un cadavre de requin, ce qui conduisit des pêcheurs à les chercher sans relâche : «Certains journaux estimaient que c’était un nouveau sport», décrit George Burgess, biologiste des pêches au @floridamuseum.

👉 L'article complet d'Eloïse Duval est à lire dans l'appli Libé

📷 Steven Spielberg sur le tournage des «Dents de la mer», en 1975. 

Universal - Zanuck-Brown / Collection Christophel via @afpphoto

mardi 15 novembre 2022

«Sir Alfred de Roissy» n'est plus

 


«Sir Alfred de Roissy», réfugié SDF iranien et héros de Spielberg, est mort au terminal 2F
Mehran Karimi Nasseri est décédé de mort naturelle le 12 novembre 2022 quelques semaines après être revenu s’installer dans l’aéroport parisien où il avait vécu pendant plus de 18 ans.

Né en 1945 à Masjed Soleiman, dans la province iranienne du Khouzistan, Mehran Karimi Nasseri, plus connu sous le nom de Sir Alfred donc, avait élu domicile à Roissy, au nord de Paris, en novembre 1988, après un long périple - à la recherche de sa mère - qui l’avait mené à Londres, à Berlin ou encore Amsterdam.

Chaque fois, il avait été expulsé par les autorités, faute de pouvoir présenter des papiers. 
En 1999, il avait obtenu le statut de réfugié en France et un titre de séjour.

A Roissy, il était devenu un familier du personnel de l’aéroport et une figure emblématique, faisant l’objet de nombreux reportages de télévisions et radios, françaises et étrangères, avant la consécration cinématographique.

Le contrat avec Spielberg fut signé en 2001. 
Quelques dizaines de milliers de dollars, placés à La Poste. 
«Le dollar était haut», se souvenait-il dans un portrait que Libé lui avait consacré en 2004.

Qui est Mehran Karimi Nasseri, lui demandait alors Judith Perrignon : «Un personnage de film inventé par Dreamworks».

Son portrait est à relire sur le site et l'appli de @liberationfr

📷 @bruno.fert

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...