Dimanche, lors de la fastueuse cérémonie de remise du prix Nobel de la paix 2023 dans les salons de l’hôtel de ville d’Oslo, une silhouette manquera. La militante iranienne des droits humains restera dans la sinistre prison d’Evin à Téhéran, où elle se remet à peine des conséquences d’une grève de la faim entamée le 6 novembre, elle qui souffre de problèmes cardiaques. Elle y est incarcérée depuis 2022, dernière entrée en prison après de multiples allers-retours et condamnations pour avoir osé s’opposer au régime. En dépit des manœuvres des autorités pour la réduire au silence et l’absence totale de communication avec son époux et ses enfants depuis près de deux ans, sa voix déborde pourtant régulièrement des quatre murs de sa cellule. A quelques jours de la remise de son prix Nobel, Libération a pu faire passer clandestinement des questions à la journaliste de 51 ans, qui jure de «continuer le combat» en déployant toute son énergie pour dénoncer les violations des droits des femmes en république islamique.
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📸 Abaca
✍️ Léa Masseguin
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
vendredi 8 décembre 2023
Témoignage exceptionnel de Narges Mohammadi
samedi 8 octobre 2022
Prix nobel de la paix 2022
Un prix en forme de critique de Vladimir Poutine et ses supplétifs. Le prix Nobel de la paix a récompensé, vendredi 7 octobre à Oslo, deux ONG, la russe Memorial et l’ukrainienne Centre pour les libertés civiles, ainsi que l’opposant biélorusse Ales Bialiatski.
Sa présidente, Berit Reiss-Andersen, a déclaré :
« Le comité Nobel norvégien souhaite honorer trois champions remarquables des droits humains, de la démocratie et de la coexistence pacifique dans les trois pays voisins Biélorussie, Russie et Ukraine. »
Photo : Ales Bialiatski, le chef du groupe biélorusse de défense des droits de Vyasna, dans une cage d'accusés lors d'une audience à Minsk, en Biélorussie, le mercredi 2 novembre 2011.
mardi 30 août 2022
Gorbatchev
Mikhaïl Gorbatchev, la dernière mort de l’URSS
Nul n’est prophète en son pays.
Et certainement pas le dernier leader de l’URSS, Mikhaïl Gorbatchev, décédé à 91 ans a-t-on appris ce mardi 30 août. En Occident, le prix Nobel de la Paix est célébré pour avoir mis fin à la guerre froide et, bien que sans en avoir eu l’intention, au régime communiste.
En Russie, il est détesté pour les mêmes raisons.
Le «fossoyeur de l’URSS» est accusé d’avoir «vendu la patrie aux Américains» pendant que les Soviétiques passaient leur vie dans d’interminables files pour se procurer des denrées de première nécessité.
©Libération
Photo : Mikhail Gorbachev au Congrès des députés du peuple d'Union soviétique, à Moscou en décembre 1990
©Vitaly Armand / ©AFP
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...