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jeudi 13 mars 2025

"L'objectif du ministère des sports c'est de donner l'accès à la pratique sportive à tous et toutes"

La ministre des Sports, Marie Barsacq, a mis en garde mercredi contre «les confusions» et les «amalgames» entre le port du voile et la radicalisation dans le sport, se démarquant en creux d'un texte voté au Sénat avec le soutien d'un autre ministre du gouvernement. Alors que le Sénat a voté une proposition de loi LR interdisant le voile dans les compétitions sportives avec le soutien du ministre auprès du ministre de l'Intérieur François-Noël Buffet, Marie Barsacq estime que «les sujets de radicalisation dans le sport sont un autre sujet que le sujet du port du voile et d'insignes religieux».

«L'objectif du ministère des Sports c'est de donner l'accès à la pratique sportive à tous et toutes et nous avons aussi la conviction que le sport est un outil d'émancipation pour tous et toutes», a-t-elle dit lors d'une audition devant les députés. Elle avait déjà estimé auprès de l'AFP la semaine dernière que l'éventuelle interdiction du voile dans le sport amateur n'était «pas une priorité» actuellement. #AFP

lundi 10 février 2025

Le portrait de Marie Barsacq

 

La ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, originaire du Sud-Ouest et fan de rugby, s’est épanouie au sein du comité d’organisation des JO de Paris 2024.

Extraits :

C’est bien le sport qui rythme la vie de la ministre. On écrit «le sport» pour la commodité, mais elle vient du Sud-Ouest alors «c’est forcément le rugby». Non, on n’échappera pas au cliché de la Landaise fan depuis toujours des valeurs de l’ovalie. Que peut-on y faire ? Ici, le cliché se vérifie. C’était écrit dès sa naissance à Dax en 1973, comme pour son ami l’ancien international Raphaël Ibañez. Son oncle était président d’un petit club du coin, l’Avenir luglonais, non loin de Mont-de-Marsan. «Et ma grand-mère recevait les joueurs de l’équipe dans son salon, raconte-t-elle. C’était très festif.»

En 1998, elle intègre le Comité national olympique et sportif français. Elle est juriste et «prend beaucoup de notes», notamment pour Bernard Lapasset, alors président de la Fédération française de rugby. Une amitié se noue au gré des missions professionnelles et des échanges sur l’ovalie. A l’été 2015, elle travaille à la Fédération française de foot quand Lapasset prend la coprésidence du comité de candidature de Paris 2024 avec Tony Estanguet. Il lui propose de la rejoindre. «Je lui ai dit : “Oui, mais pour faire quoi ?” Il m’a répondu : “Oh ça, je ne sais pas. On se voit à la rentrée”.» L’aventure d’une vie peut-elle vraiment naître de discussions de mêlées ? On dirait que oui. Pendant neuf ans, Marie Barsacq œuvre sur l’impact et l’héritage de Paris 2024. Sa fierté. «Je ne sais pas ce que je ferai demain, mais ce job-là, je l’aurais fait dans ma vie, et ça aura été le plus beau», analyse-t-elle comme une biographe éreintée. Près d’une décennie de travail acharné, mais un été enchanté.

✍ Sylvain Chazot
📸 Rémy Artiges / Libération

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