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jeudi 26 décembre 2024

La une de Libération du vendredi 27 décembre 2024

 

Moyen-Orient : à l'Est, quel nouveau ? La Turquie et Israël renforcés, l’Iran fragilisé, l’Arabie Saoudite et l’Egypte sur le qui-vive... La chute de Bachar al-Assad en Syrie bouleverse les équilibres géopolitiques de la région.


mercredi 1 novembre 2023

Des étrangers et binationaux franchissent Rafah

 

Des dizaines de blessés palestiniens ont quitté ce matin en ambulance la bande de Gaza, soumise aux bombardements incessants de l'armée israélienne, pour être soignés en Egypte, et des centaines de binationaux et d'étrangers doivent suivre, une première dans la guerre entre Israël et le Hamas.
Cette annonce, rare développement positif en 26 jours de guerre, a été faite à l'AFP par un responsable égyptien sous couvert de l'anonymat vers 09H30 GMT. Des télévisions égyptiennes ont diffusé en direct l'entrée de ces véhicules du côté égyptien du terminal de Rafah, unique ouverture sur le monde de la bande de Gaza, où la situation humanitaire est jugée catastrophique pour les 2,4 millions d'habitants qui s'y entassent.
Des soignants et des secouristes égyptiens ont procédé au transfert des blessés palestiniens et les ont auscultés avant de les porter sur des brancards vers les ambulances égyptiennes. Au moins deux enfants étaient visibles dans ces ambulances, dont un portait un large bandage à l'abdomen, ainsi qu'une femme allongée sur un brancard, selon les images TV 

#AFP
📸 Mohammed ABED

jeudi 12 octobre 2023

Le poste-frontière de Rafah sous un déluge de feu Israélien

 


Arrêt, reprise, arrêt. L’activité au poste-frontière de Rafah reliant l’Egypte à la bande de Gaza, soumise à un déluge de feu israélien après l’offensive massive lancée par le Hamas samedi 7 octobre, est en dents de scie. Les abords de cet unique point de passage non contrôlé par Israël ont été bombardés à deux reprises pour la seule journée de mardi, rapportent des médias égyptiens, citant des témoins sur place et des sources sécuritaires. Selon eux, les frappes israéliennes ont eu lieu du côté palestinien de Rafah et l’activité a été suspendue depuis la dernière salve. Le premier bombardement, lundi soir, avait endommagé l’axe routier.
« Aux Gazaouis qui le peuvent, je conseille de sortir [de l’enclave] », déclarait, mardi, un porte-parole de l’armée israélienne en assurant que « le point de passage de Rafah est ouvert ». Quelques heures plus tard, sur X (anciennement Twitter), Avichay Adraee, un autre porte-parole de Tsahal, revenait sur ces déclarations : « Il n’y a aucune intention israélienne officielle de diriger les habitants de la bande de Gaza vers le territoire égyptien (…). Les habitants sont dirigés vers des zones et des abris à l’intérieur des frontières de la bande de Gaza. »
La menace qui plane sur le poste-frontière de Rafah est un motif d’inquiétude pour les autorités égyptiennes. Elles ne peuvent, aux yeux de leur opinion publique, laisser l’enclave totalement isolée du reste du monde et veulent qu’un couloir humanitaire soit maintenu. En l’absence de ce couloir, Le Caire redoute qu’une population, paniquée et privée de tout, se masse à sa frontière – ce qui n’est pas encore le cas.

Photo : Les portes fermées du poste-frontière de Rafah avec l’Egypte, le 10 octobre 2023. 

SAID KHATIB / AFP

dimanche 1 janvier 2023

Les zabaleens du Caire


Vérifié

Un sac en plastique jeté depuis la fenêtre d’une voiture, une bouteille en plastique traînant sur le trottoir, des cartons qui jonchent la rue. 
Les Cairotes s’en moquent. 
Pourquoi ramasser ? 
Ils savent pertinemment que ces ordures seront récupérées par les zabaleens, les «chiffonniers». Chaque jour, ce sont plus de 15 000 tonnes de déchets venant de tous les quartiers de la capitale égyptienne qui sont ramassées, triées, recyclées par ces 150 000 chiffonniers. 
Ils représentent un maillon essentiel de la vie du Caire, mégalopole de plus de 20 millions d’habitants.

Depuis l’autoroute urbaine longeant le quartier de Manshiet Nasser, une odeur forte et âcre annonce que l’on approche de «la Ville des ordures». 
Ici, au pied du Mokattam, la seule colline du Caire, ils sont environ 80 000 à vivre directement des déchets. 
Au petit matin, les zabaleens vont chez les particuliers à l’autre bout de la ville : «Moi, j’ai quatre enfants. 
Ils ont entre 21 et 24 ans. 
Mes deux fils partent dans les quartiers riches du Nouveau Caire à 4 heures du matin. 
Ils reviennent à 17 heures avec environ deux tonnes à trier et là, ma femme mes filles s’en occupent jusqu’à 22 heures», raconte Raffa Radhy, qui est également le concierge de l’association des chiffonniers. 
Dans un ballet incessant, les déchets sont transportés sur des camions – loués à la journée par plusieurs collecteurs pour environ dix euros – chargés de tas d’ordures de plus de trois mètres, déchargés chez les habitants, qui trient, la plupart du temps à domicile, pour en extraire les déchets recyclables qu’ils revendront ensuite à des acheteurs de gros.

Les zabaleens sont des coptes, des chrétiens d’Egypte. 
Méprisés par les Cairotes à leur arrivée dans les années 40-50, ces anciens ouvriers agricoles, souvent venus de Haute-Egypte après la révolution de 1952, ont rapidement compris qu’ils ne pourraient compter que sur eux-mêmes.

👉 L'article complet d'Edouard Dropsy est à lire dans l'appli Libé

📷 @rehabeldalil

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