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mercredi 5 juin 2024

Sur les principaux sites du Débarquement la bataille de l'érosion

 

La mer est si vorace que, sur la brochure d’information pourtant récente de la pointe du Hoc (Calvados), la photo semble périmée. L’éperon rocheux séparé de la falaise est dorénavant plus pointu, donnant au décor un air d’Etretat. Sur cette même brochure est inscrite la promesse de l’American Battle Monuments Commission (ABMC), l’organisme chargé de la gestion des monuments dédiés aux militaires américains dans le monde, dont la pointe du Hoc : « Le temps ne ternira pas la gloire de leurs actions. »
L’érosion, accélérée par le changement climatique, semble ici partie pour emporter le souvenir des combats. Le 6 juin 1944, lorsqu’un commando de 225 rangers a escaladé le promontoire rocheux pour neutraliser une batterie d’artillerie allemande, la roche formait un seul bloc. L’eau a depuis fait reculer la falaise d’une dizaine de mètres.
« Il est clair pour nous qu’il y a plus de tempêtes, et elles sont plus intenses. On pense que, d’ici cinq à sept ans, la dent [pointe] va disparaître », alerte Scott Desjardins, en slalomant entre les cratères d’obus et les panneaux interdisant l’accès au sentier trop proche du bord. En poste depuis 2017, le superintendant de l’ABMC pour la pointe du Hoc a dû réaménager le lieu, devant la succession d’éboulements. En novembre 2023, le bunker dit « de Rudder », du nom du colonel qui a mené l’assaut, a été fermé au public.

Photo: MYCHELE DANIAU/AFP

jeudi 21 mars 2024

Des milliers de bâtiments condamnés par l'érosion sur nos côtes

 

Des falaises aux plages de sable, la mer grignote du terrain en France. Mais où, et à quel rythme ? Pour répondre à ces questions, le Centre d’études et d’expertises sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), qui se présente comme l’expert public de l’évolution « du climat et des territoires de demain », s’est attelé à un exercice de prospective à trois échéances : 2028, 2050 et 2100. Ces travaux, qui ne sont pas encore officiellement rendus publics, permettent de se faire une idée du nombre de constructions qui vont être touchées en premier par l’inéluctable retrait des côtes. Ils dissocient l’érosion du littoral des probabilités de submersion marine.
Comme le rappelait la Cour des comptes dans son rapport sur l’adaptation de la France au changement climatique publié le 12 mars, en cinquante ans, entre 1960 et 2010, la France métropolitaine a déjà perdu près de 3 000 hectares de ses littoraux. Les magistrats recommandaient donc d’établir un diagnostic couvrant l’ensemble des territoires français et tenant compte de l’élévation prévisible du niveau de la mer. Les travaux du Cerema tombent donc à pic.

Photo : Sur la plage de Biscarrosse (Landes), le 14 mars 2024. Les marées et l’érosion déplacent le littoral vers l’intérieur des terres. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant

  L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...