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jeudi 16 mai 2024

Rencontre avec Greta Gerwig

 

Pour l'ouverture de Cannes, Libération rencontre Greta Gerwig, présidente du jury du Festival, reine du box-office mondial avec «Barbie». Elle entend s’investir cœur et âme dans sa fonction et se réjouit des passerelles qui réunissent les cinéphilies éclectiques.
Extrait de l'interview à lire dans Libération mercredi :
Q : Comment avez-vous réagi quand Thierry Frémaux vous a proposé de présider le jury ? Enchantée, paniquée ?
R : On avait commencé par me prévenir que Thierry cherchait à me joindre. Je me suis dit «oh non, les ennuis commencent !» Je n’étais pas sûre de savoir pourquoi et quand il m’a fait la proposition, je n’en ai pas cru mes oreilles. Encore aujourd’hui, je me pince. Ma réaction a été de dire «Si c’est pour de vrai, alors oui, bien sûr. Mais si c’est pour de faux, que vous êtes en train de me faire une blague, ce n’est pas grave.»
Q : En tant que réalisatrice à succès, le stress et les responsabilités ne doivent plus avoir de secret pour vous. Comment vous dormez ?
R : Eh bien pas super en ce moment. Mais ça a été merveilleux de rencontrer le reste du jury hier soir autour d’un dîner. On a fait connaissance en se montrant des vidéos de nos chiens, tout le monde adore les chiens dans ce jury, ça ne peut que bien se passer. C’est des films qu’il va s’agir de toute façon, pas de nous. On veut être aussi présents que possible pour chaque film, recevoir le travail de ces cinéastes avec toute la disponibilité de cœur et d’esprit dont on est capables. On a hâte de donner le meilleur de nous-mêmes pour être à la hauteur de leur travail.
Q : A quoi jugez-vous un bon film ? Qu’est-ce que vous attendez d’une palme d’or ?
R : Je n’ai pas de critère pré-conçu. Hormis, je dirais, le sentiment de reconnaître un auteur, un individu, un regard qui n’appartient qu’à cette personne. Ça revient vraiment à se demander : cette œuvre aurait pu être réalisée par qui que ce soit d’autre ? J’ai beau intellectualiser les films, ne jamais me priver de le faire, je les regarde surtout avec le cœur, je m’y plonge en espérant rencontrer une œuvre totalement unique.

✍️ Marie Klock et Sandra Onana

📷 @___laurastevens___

mardi 14 mai 2024

La une de Libération du mercredi 15 mai 2024


Joann Sfar et Lee Yaron : l'horreur du 7 octobre à deux voix

▪️ Greta Gerwig à Cannes : «Je regarde les films avec le cœur»

C'est la une de Libération mercredi.

📷 Sfar / Yaron : @cyril.zannettacci
📷 Gerwig : @___laurastevens___

dimanche 9 juillet 2023

Margot Robbie incarne Barbie au cinéma

 

Une actrice incarne Barbie à l’écran. 

Il y a trente ans, vingt ans, peut-être même dix, cette phrase aurait véhiculé un tout autre imaginaire qu’aujourd’hui. On aurait eu d’emblée l’image d’une comédienne blonde, mince, minaudant à l’écran les attitudes de la poupée fabriquée par le géant Mattel depuis 1959. Le film aurait été un pur produit marketing entièrement destiné à pousser les spectateurs à acheter une figurine de plastique en sortant de la salle de cinéma. Quant à l’interprète de la fameuse poupée, elle aurait été moquée, réduite à son personnage de bimbo plastifiée, vite oubliée, sinon par les adorateurs de nanars qui lui auraient voué un petit culte. La fameuse injonction « sois belle et tais-toi » aurait été partout, à l’écran et dans la vie. Tout cela n’est que pure spéculation, puisque les quelques tentatives d’adaptation au cinéma n’ont jamais abouti.


Il aura donc fallu attendre cet été 2023 pour que sorte le tout premier film Barbie. Et cette cuvée inaugurale n’a rien d’une piquette. Déjà parce qu’elle est mise en scène par Greta Gerwig, cinéaste et actrice adorée des cinéphiles, réalisatrice de Lady Bird et des Filles du docteur March, deux films appréciés des critiques et nominés aux Oscars. Cette dernière a coécrit le scénario avec Noah Baumbach, son époux, lui-même auteur de films remarqués (Frances Ha, Marriage Story…), qui lui ont collé l’étiquette de nouveau Woody Allen.
Ce Barbie-là est, avec les aventures d’Indiana Jones, sorti fin juin, un nouveau volet de Mission impossible (en salle le 12 juillet) et Oppenheimer, de Christopher Nolan, attendu le 19 juillet, l’un des films phare de l’été. Il suit l’héroïne et Ken, chassés du monde merveilleux de Barbieland, comme Adam et Eve du paradis, qui découvrent la vraie vie.

Photo : @mikaeljansson #PourMLeMagazineDuMonde

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