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dimanche 28 juillet 2024

Les escrimeurs Français transportés par la ferveur au Grand Palais

 

Auriane Mallo-Breton de remontadeuse à remontadée. L’épéiste française, qu’on n’attendait pas forcément sur le podium, a rapporté la première médaille (d’argent) à l’escrime française, samedi 27 juillet au Grand Palais. Miraculée lors de son premier match au cours duquel elle est revenue de 0-5 à 5-5, puis de 10-13 à 14-13, score final, en quelques dizaines de secondes, elle a ensuite laissé filer l’or alors qu’elle menait 7-1 en finale. Ce renversement matutinal a également marqué le coup d’envoi d’une journée on fire pour les spectateurs. Grandeur du cadre et ferveur du public marqueront les tireurs. Gagnants ou presque à l’image de Mallo-Breton, ou perdants comme les autres femmes épéistes et les sabreurs. Au moment de retracer sa journée, la médaillée d’argent revenait sur ce premier match qui aurait pu être le dernier. Et l’aurait peut-être partout ailleurs qu’au Grand Palais «J’ai réussi à renverser le truc, grâce au public. J’ai vraiment senti qu’il avait écrasé mon adversaire.» Samedi, il aurait été injuste pour un public incroyable qu’il n’ait pas eu à s’époumoner, s’enthousiasmer, s’enflammer jusqu’aux derniers instants de cette première journée d’escrime. Heureusement pour lui, Auriane Mallo-Breton était là.

L’histoire sportive du Grand Palais, construit pour l’Exposition universelle de 1900, bâtiment de pierre, verre et acier au pied des Champs-Elysées, se résume essentiellement à des concours d’équitation. Mais il avait déjà accueilli des escrimeurs, pour les Mondiaux 2010. Champions en herbe, plusieurs membres de l’équipe de France y avaient assisté comme spectateurs, à l’image de l’épéiste Yannick Borel ou de la sabreuse Manon Apithy-Brunet. Les deux en gardent des souvenirs émus. «C’est beaucoup de pression mais aussi beaucoup de soutien, il faudra bien la doser pour se laisser porter par la vague», anticipait le premier.

👉 Le reportage de Gilles Dhers est à lire en intégralité dans l’appli Libé

📷 @denisallard

lundi 29 avril 2024

La nef du Grand Palais sublimée pour les JO de Paris

 

La nef du Grand Palais est prête pour les Jeux olympiques (JO). Après trois ans d’un chantier mené tambour battant, Paris 2024 a investi ce volume grandiose où se tiendront à partir de fin juillet les épreuves d’escrime et de taekwondo. Les travaux ont pris un léger retard dans les galeries attenantes, mais, fin mai, tout sera fini, assure Daniel Sancho, le directeur du projet pour la Réunion des musées nationaux (RMN), maître d’ouvrage de la vaste opération de réhabilitation du Grand Palais. « Ce sera largement suffisant pour mettre en place les aménagements requis dans ces espaces qui vont accueillir les salles d’entraînement et de pré-échauffement, la salle pour les tests antidopage, les installations du PC sécurité… ».
Une fois l’événement terminé, le chantier débutera sa dernière phase, qui conduira à la réouverture des galeries nationales (livraison prévue pour juin 2025) et du Palais de la découverte (en 2026). Sur le plan architectural, l’enjeu de l’opération est déjà pleinement perceptible. Il s’agit avant tout de révéler à lui-même ce joyau de la Belle Epoque que fut le Grand Palais au moment de son inauguration, en 1900, dans le cadre de l’Exposition universelle.

Photo : La nef du Grand Palais rénovée pour accueillir les épreuves d’escrime et de taekwondo des JO de Paris lors de la visite d’Emmanuel Macron, le 15 avril 2024. YOAN VALAT/AFP

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