Un souverain pontife a foulé pour la première fois de l’histoire le sol de l’île de Beauté. Arrivé à Ajaccio ce dimanche matin vers 9h, le pape François a été accueilli chaleureusement par les officiels et la population corse. Après être descendu de l’avion, le pape a été escorté jusqu’à l’avenue Charles Bonaparte où il est monté dans sa papamobile afin de remonter tout le front de mer sous les acclamations de la foule, agglutinée sur les barrières.
La papamobile s’est aussi arrêtée à plusieurs reprises pour que François puisse bénir de sa main des nourrissons, et parfois de petits enfants à qui il a donné des pâtes de fruit. Ceux-ci ont généralement été confiés à un agent de sécurité par-dessus les barrières pour les faire parvenir jusqu’au pape.
Crédits : Remo Casilli / REUTERS, Manon Cruz / REUTERS
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
dimanche 15 décembre 2024
Le pape en visite dans l'ile de Beauté
jeudi 29 août 2024
Angelo Rinaldi l'impossibilité d'une île
« Plus on s’éloigne géographiquement de son pays, plus on lui ressemble, élude Angelo Rinaldi. Je suis plus corse à Paris que je ne pourrais l’être là-bas. »
Organiser le retour de l’académicien, écrivain et critique littéraire de 85 ans dans sa Corse natale, qu’il a fuie à l’âge de 20 ans : quel bon sujet ! L’écrivain avait accepté d’y retourner et ce faisant, de surmonter des décennies d’incompréhension, de méfiance réciproque, d’anathèmes furieux entre la Corse et le seul insulaire « immortel ». C’était l’occasion aussi, en arpentant les rues de Bastia et d’Ajaccio, de tenter de comprendre les ressorts de sa relation tumultueuse avec « l’île », comme il la nomme dans ses romans. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Le récit de ce voyage impossible est à lire sur lemonde.fr
📷 @kamilzihnioglu Angelo Rinaldi chez lui près de la porte Saint-Martin à Paris, le 31 juillet.
samedi 30 septembre 2023
Emmanuel Macron en Corse évoque l'autonomie
Le mot est lâché.
Pour la première fois dans l’histoire, un président de la République (le quatrième à s’exprimer dans cette enceinte depuis sa création en 1982) a prononcé le mot « autonomie » devant l’Assemblée de Corse. « Ayons l’audace de bâtir une autonomie à la Corse dans la République, a lancé Emmanuel Macron, jeudi 28 septembre, à Ajaccio, aux 63 élus de la collectivité insulaire. Ce ne sera pas une autonomie contre l’Etat, ni une autonomie sans l’Etat, mais une autonomie pour la Corse et dans la République. »
En deux phrases et au bout de vingt-cinq minutes d’un discours qui en a compté une quarantaine, le chef de l’Etat a brisé un tabou vieux de près de cinquante ans. « Je suis favorable à ce qu’une nouvelle étape soit franchie », avait-il avancé quelques instants auparavant. « Pour ancrer pleinement la Corse dans la République et reconnaître sa singularité, nous devons avancer et il faut pour cela l’entrée de la Corse dans notre Constitution, s’est-il prononcé. C’est votre souhait, je le partage et je le fais mien car je respecte et je reconnais l’histoire, la culture, les spécificités corses dans la République. »
Il y a de la solennité dans l’air. Les anciens présidents de l’Assemblée de Corse, le gaulliste Camille de Rocca Serra et le communiste Dominique Bucchini, sont installés parmi les invités. C’est que l’heure est, sinon grave, en tout cas importante.
Photo : Emmanuel Macron est accueilli par la présidente de l’Assemblée de Corse, Marie-Antoinette Maupertuis, et par le président du conseil exécutif de Corse, à Ajaccio, le 28 septembre 2023.
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...