jeudi 10 octobre 2024

Dans le couple les femmes encore à disposition des hommes

 

L’affaire des viols de Mazan est souvent décrite comme hors norme. Mais les féministes soulignent qu’au-delà de son caractère exceptionnel, dû au nombre d’accusés et de viols commis sur la personne de Gisèle Pelicot, elle est un miroir grossissant tout ce qui concourt à minimiser, normaliser ou encourager le viol, et de la banalisation des violences sexuelles faites aux femmes. Y compris dans le cadre conjugal qui, loin d’être un endroit protégé où elles pourraient enfin baisser la garde, est encore celui où s’exercent pressions sexuelles, agressions sexuelles et viols.
Les explications des hommes que Dominique Pelicot a fait venir chez lui montrent combien le mariage continue d’être perçu comme un lieu de possession de la femme par son mari. Certains d’entre eux, tout en reconnaissant factuellement les actes sexuels qu’ils ont commis, refusent de les considérer comme des viols. Leur ligne de défense s’appuie principalement sur l’idée que le consentement de Gisèle Pelicot était supposé acquis ou non nécessaire, dans la mesure où son mari en était le dépositaire, ou que sa qualité d’époux lui donnait le droit d’agir avec elle comme bon lui semble.

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✍️ Aïcha Limbada, membre de l’Ecole française de Rome, chercheuse associée du Centre d’histoire du XIXe siècle
📸 Manon Cruz/REUTERS

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