Samedi 20 août, près de Moscou, Daria Douguina, âgée de 29 ans, mourait dans l’explosion de la voiture de son père, l’idéologue néo-eurasiste Alexandre Douguine. C’est elle qui était au volant du véhicule.
La disparition brutale de cette militante et journaliste n’est pas sans conséquence en France.
Elle et son père sont des figures connues et appréciées d’une partie de l’extrême droite radicale dans l’Hexagone.
Depuis samedi, les hommages se multiplient.
« Les Occidentaux voulaient la tête du père depuis 2014, date d’une interdiction de séjour inique sur le sol de l’Union européenne, ils viennent d’avoir celle de la fille du “cerveau de Poutine... », peut-on ainsi lire sur le site d’Eléments, revue-phare de la « nouvelle droite ».
Pour mesurer l’importance de la pensée d’Alexandre Douguine au sein de l’extrême droite française favorable à Moscou, il ne faut pas scruter les réactions des officiels, mais bien se plonger dans les marges de cette famille politique avec laquelle le Russe entretient des relations suivies depuis plus de trente ans.
©Le Monde
Photo : Alexandre Dougine lors d’une cérémonie d’adieu à sa fille Daria Douguina, au centre de télévision Ostankino, à Moscou, le 23 août 2022.
© KUDRYAVTSEV / AFP
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