Sur le parvis du tribunal de Paris, des militantes féministes se sont rassemblées aujourd'hui pour témoigner de leur soutien à l’actrice, quelques heures avant le procès du réalisateur Christophe Ruggia, poursuivi pour agressions sexuelles sur mineure.
«Je suis en pleine procédure judiciaire, pour viol» confie Sylvia, 67 ans, le regard vif sous d’épaisses lunettes, qui se reconnaît dans le récit de l’actrice de la Naissance des pieuvres. La militante tenait absolument à «être là pour elle [Adèle Haenel] et pour les autres». Quand elle évoque la justice, sa voix douce prend des accents amers. «La parole se libère mais il y a toujours un mur», soupire-t-elle, en déplorant l’inefficacité de la machine judiciaire.
A ses côtés, Catherine, une camarade de lutte aussi victime de «viol et d’inceste», renchérit : «Les agresseurs nous massacrent, ensuite la police, et après la justice. Je comprends pourquoi des femmes n’osent pas porter plainte.» Membre de l’association Mouv’enfant, qui œuvre pour la protection des mineurs, la femme de 67 ans fustige le principe de la prescription, «un réel drame, pour toutes les victimes». Sans parler du «classement sans suite», qui concerne de nombreux cas de viol, et qu’elle qualifie de «dégueulasse».
➡️ Lire la suite sur Liberation.fr
✍️ Radidja Cieslak
📸 @_cha.gonzalez_
(Extraits articles de presse) Libération, le Monde, le Figaro, L'Equipe, Télérama, Première, AFP, Reuters, AP News
lundi 9 décembre 2024
Rassemblement en faveur d'Adèle Haenel avant le procès de Christophe Ruggia
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Le plus grand aéroport d'Europe paralysé par une panne de courant
L'aéroport londonien de Heathrow, le plus grand d'Europe, a été contraint de fermer vendredi pour toute la journée en raison d...
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Merci pour votre passage